Présidentielle au Burkina Faso : le CDP soutiendra un candidat malgré l’exclusion d’Eddie Komboïgo

Au Burkina Faso, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti de l’ancien Président Blaise Compaoré, a annoncé son intention de soutenir un des candidats à la Présidentielle prévue le 29 novembre prochain en dépit de l’exclusion d’Eddie Constance Komboïgo de la course.

A un mois de la Présidentielle au Burkina Faso, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ex-Président Blaise Compaoré, a décidé, ce mercredi 21 octobre 2015, d’apporter son soutien à l’un des quatorze candidats au poste suprême. Le président du CDP, Eddie Constance Komboïgo, avait été exclu de l’élection présidentielle, en août dernier.

« Nous allons soutenir un des candidats par rapport à l’offre qu’il fera au peuple burkinabè », a annoncé le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), chargé de la jeunesse, Boubacar Sanou. Le bureau exécutif national du CDP « engage le parti à soutenir le candidat qui aura le meilleur dossier pour le peuple burkinabè », a ajouté Boubacar Sanou.

Le Conseil constitutionnel a confirmé, le 16 septembre dernier, la liste des quatorze candidats retenus pour l’élection présidentielle initialement prévue le 11 octobre, mais repoussée au 29 novembre, après le coup d’Etat manqué du Régiment de sécurité présidentielle, le 16 septembre dernier. Le CDP a cependant précisé qu’il participera pleinement aux élections législatives qui se tiendront en même temps que la Présidentielle, en procédant au remplacement de la cinquantaine de ses candidats invalidés.

Le 10 septembre, le Conseil constitutionnel avait rejeté la candidature de Eddie Constance Komboïgo, le président du CDP en raison d’une loi controversée votée en avril dernier interdisant aux pro-Compaoré de briguer des mandats lors des élections qui doivent mettre fin au régime de transition au Burkina Faso. Cette loi exclut ceux qui ont soutenu le projet de modification de la Constitution voulue par Compaoré pour se maintenir au pouvoir.