Portes d’Afrique, une transhumance intellectuelle

De novembre 2002 à juillet 2003, une douzaine d’écrivains de talent et une vingtaine de journalistes, photographes et dessinateurs vogueront au large de l’Afrique à bord du voilier de course Portes d’Afrique. Une transhumance intellectuelle pour découvrir ou redécouvrir l’Afrique à partir de douze de ses plus prestigieux ports.

Initiative du quotidien français Le Figaro, Portes d’Afrique est une double aventure maritime et littéraire pour apprivoiser l’Afrique à partir de ses richesses et trésors méconnus. Une aventure humaine en boucle d’environ neuf mois qui débutera et s’achèvera dans le Var, au port de Toulon.

Dès la seconde quinzaine de novembre, douze des plus belles plumes africaines et françaises ainsi qu’une vingtaine des hommes de presse vont se relayer à bord de Portes d’Afrique, un voilier de course de 26 mètres (le plus grand monocoque de course du monde) équipé d’outils de communication ultra performants. Il fera un périple de 20 000 miles autour de l’Afrique. Pour mieux saisir et appréhender les subtilités et les non-dits du continent noir, Portes d’Afrique s’amarrera dans douze grands ports. Ces douze escales, de 7 à 10 jours chacune, permettront non seulement à l’équipage de rependre contact avec le plancher des vaches mais également et surtout un échange culturel. Un croisement, voire une confrontation des regards d’écrivains européens et africains sur des thèmes inédits.

Une rédaction multimédia flottante

C’est Jean-Marie Gustave Le Clézio qui donnera le ton de la valse des écrivains à bord du voilier. Niçois de naissance, il embarquera le premier à Toulon le 26 ou le 27 novembre 2002, destination Port Saïd en Egypte. Le Clézio sera suivi par cinq autres auteurs de renom français Jean-Christophe Rufin, Erik Orsenna, Didier Decoin, Denis Tillinac, Olivier Rolin, Olivier Frébourg. Le témoin sera passé ensuite au Djiboutien Abdourahman A. Waberi, puis le Congolais Alain Mabanckou, le Béninois Florent Couao-Zotti, la Sénégalaise Ken Bugul et enfin l’Espagnol Arturo Perez Reverte. Chacun dans son style et selon son regard brossera le portrait d’un grand port. Les textes seront publiés dans le quotidien Le Figaro.

Parallèlement, journalistes et photographes se relaieront à bord et sur terre pour traquer ce que l’Afrique a de plus beau et de particulier à travers des reportages abordant des questions culturelles, économiques ou sociales. Cette rédaction maritime se compose notamment de deux journalistes Internet du site Portes d’Afrique et de deux reporters de Radio France Internationale (RFI), qui consacrera une émission hebdomadaire. France 3 par le biais de Thalassa assurera la couverture audiovisuelle.

A toutes les escales en Afrique, ainsi qu’à Toulon, sera organisé un événement grand public : expositions, conférences, visite du bateau, rencontres. A l’arrivée à Toulon au mois de juillet 2002, sera distribué le livret contenant le recueil de nouvelles inédites de tous les écrivains de l’expédition sur le thème des Portes d’Afrique.