Polémique au Sénégal après le transfert mortel de deux gazelles Oryx dans la ferme du ministre de l’Environnement

Au Sénégal, une vive polémique a été déclenchée après la mort de deux gazelles Oryx, dans la ferme privée du ministre de l’Environnement. Ces gazelles, des espèces protégées, auraient été offertes par Israël à l’Etat du Sénégal.

La tension monte au Sénégal, où le ministre de l’Environnement est au cœur du plus gros scandale qui risque de faire tâche d’huile.  En cause, des gazelles Oryx, mises à la disposition du Sénégal par Israël, qui ont perdu la vie dans la ferme du ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall.

Ces deux gazelles faisaient partie d’un lot de six individus, des espèces protégées, que « le ministre comptait installer tranquillement dans son domaine privé pour les contempler, seul, avec ses proches, alors qu’elles étaient destinées à tout le peuple sénégalais », déplorent les Sénégalais.

« En tant que ministre de l’Environnement, s’il ose poser un tel acte, ce n’est rien d’autre que du vol, un détournement. Car, c’est comme si le ministre des Finances détournait une partie des finances pour en jouir. S’il était ministre de l’Agriculture, cela n’allait pas lui poser de problème d’éthique de puiser dans les semences destinées aux agriculteurs sénégalais et en disposer comme bon lui semble », déplore Bouba Ndour du Groupe Futurs Médias, frère du musicien Youssou Ndour.

Un véritable scandale qui secoue le Sénégal, et les Sénégalais sont étonnés de voir que le Président Macky Sall n’a toujours pas exigé la démission de ce ministre qui n’honore pas la République. Un combat a d’ores et déjà été engagé pour que justice soit faite dans cette affaire. Pour les Sénégalais, « le ministre doit être poursuivi pour détournement ».

Plusieurs activistes appellent à la démission du ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall. Dans un communiqué, le ministre admet le transfert de six gazelles Oryx et la mort de deux d’entre elles. « Deux espèces sont mortes durant leur convoyage nocturne. Elles ont quelques blessures et une fracture du fémur qui leur ont été fatales », a indiqué le communiqué.

Voulant inscrire ces manœuvres « dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de conservation de la biodiversité », le ministre, selon les Sénégalais, tente de faire diversion, car la ferme lui appartient, selon les derniers éléments d’information. Ce qui, pour les Sénégalais, n’est « rien d’autre que du vol ». Le détournement d’un bien appartenant à 15 millions de Sénégalais, et qui leur a été donné par un pays frère : l’Israël. Une affaire à suivre.