Paris Match traîné en justice par le fils du Président Obiang

Le magazine français Paris Match a comparu, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris, suite à une plainte déposée, début avril 2012, par le fils du Président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, pour diffamation.

L’affaire qui oppose Paris Match à Teodoro Obiang, le fils du Président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a été présentée au juge correctionnel ce mercredi. Début avril 2012, le fils Obiang a déposé une plainte contre l’hebdomadaire français pour diffamation, suite à la parution d’un article qui l’impliquait dans une vieille affaire de drogue présumée aux Etats-Unis.

Intitulé « A fond les caisses », cet article, paru début avril 2012, racontait le luxueux train de vie parisien que mène Teodoro Obiang. En juillet de la même année, ce dernier était visé par un mandat d’arrêt européen dans l’affaire des « biens mal acquis ». A cette époque, la justice avait saisi un immeuble de six étages d’une valeur de 100 à 150 millions d’euros et 200 m3 de biens.

Dans ce même article, Paris Match affirmait qu’après son installation à Los Angeles en 2001, le fils du Président Obiang avait été « mis en cause pour introduction illégale de drogue aux Etats-Unis » mais que « le scandale (avait été) vite étouffé ». C’est précisément ce passage-là qui a motivé le fils Obiang à saisir la justice française. Selon son avocat, Me Emmanuel Marsigny, cette information est basée sur une « rumeur ».

Autre passage visé par la plainte, celui où Paris Match fait allusion au Sénat américain et à l’ONG anti-corruption Global Witness qui affirment « que la famille Obiang siphonne entre 250 et 600 millions d’euros chaque année sur le dos de son pays ». Le parquet n’a toutefois pas estimé que la phrase était diffamatoire.

Me Marsigny réclame au total 50 000 euros de dommages et intérêts. Jugement le 19 mars.