Otages français enlevés au Niger : les familles appellent à la mobilisation

Cela fait déjà plus de mille jours que les quatre otages français qui ont été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger, à Arlit, sont aux mains d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Pour rappeler la gravité de leur situation, leurs familles ont appelé au rassemblement dans plusieurs villes de l’Hexagone.

Mille jours déjà que Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Ferret, les quatre otages français, ont été enlevés. Leur rapt a eu lieu le 16 septembre 2010 au Niger, à Arlit, le site d’extraction d’uranium d’Areva, dans le nord du pays. Pour rappeler la gravité de leur situation, leurs familles ont appelé au rassemblement dans plusieurs villes françaises, notamment à Paris, Nantes, Nîmes, Aix-en-Provence, Orléans, Valence et Saint-Céré. Ces dernières ont même signé une tribune commune dans le journal Libération , le 13 juin. Elles ont maintenant décidé de changer de stratégie. Désormais, plus question de suivre à la lettre les consignes des autorités qui les appellent constamment à faire preuve de discrétion afin de protéger leurs bien-aimés.

Areva visé par une plainte

Selon les familles, la situation de leurs proches n’a pas évolué depuis qu’ils ont été enlevés. L’objectif est désormais de mobiliser l’opinion publique et signifier aux otages qu’ils n’ont pas été oubliés. « Ce qu’on appelle ‘oubli’ c’est la perte du décompte des jours, des semaines, des mois et maintenant des années. Quand on sait que pour eux chaque jour et chaque nuit compte et pèse sur leur santé, sur leur moral, dans leur corps et dans leur cœur », ont-ils indiqué dans la tribune publié par Libération.

Le père et le frère de Pierre Legrand, capturé aussi le 16 septembre 2010, ont même porté plainte contre x vendredi dernier pour enlèvement et séquestration, mais également mise en danger de la vie d’autrui, ont-ils annoncé à l’AFP. « Depuis 1 000 jours, les progrès sont insignifiants, nous ne voulons pas nous reprocher de n’avoir rien fait, nous voulons comprendre », a dit Alain Legrand. Cette plainte vise aussi de possibles manquements à la sécurité d’Areva et d’une filiale du groupe Vinci, Sogea-Satom, pour laquelle travaillait l’otage français.