Opération de charme envers les investisseurs arabes

En prévision de la 2e édition du Forum international sur l’investissement qui sera organisée par le ministère algérien de la Participation et de la Coordination des réformes les 17 et 18 avril prochain, une conférence de presse a été organisée avant-hier par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie.

La rencontre, animée par MM. Chami (président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie-Caci), Ababsa (représentant du ministère de la Participation) et Fouaz (responsable du journal libanais Economie et affaires), a tourné autour d’une problématique : comment drainer les investissements arabes en Algérie. Pour M. Fouaz, les attentats du 11 septembre ont poussé les hommes d’affaires arabes – qui ont alors pris conscience que leurs fonds injectés dans les économies occidentales sont loin d’être sécurisés – à revoir leur stratégie en matière d’investissement et sont par conséquent en quête de nouvelles opportunités d’investissement.

Selon lui, l’Algérie a énormément d’atouts à faire valoir et offre un environnement favorable à l’investissement. Reste à investir, conseillera-t-il, dans le marketing pour mieux vendre l’image de marque de l’Algérie auprès des investisseurs arabes. Pour sa part, le président de la Caci estime que la destination Algérie est tout indiquée pour les investisseurs étrangers, arabes particulièrement, notamment depuis la promulgation des deux ordonnances sur l’investisement et la privatisation, le paraphe de l’accord d’association avec l’UE, l’engagement de négociations en vue d’une adhésion à l’OMC…

Formidables potentialités

Aussi, le Forum sur l’investissement se veut un trait d’union entre les hommes d’affaires algériens et leurs homologues des pays arabes, une opération de séduction envers ces derniers pour les pousser à investir leurs fonds en Algérie. M. Ababsa, du ministère de la Participation et de la Coordination des réformes, estime que l’Algérie n’est pas moins lotie que d’autres pays pour capter les investissements étrangers. Elle recèle de formidables potentialités et peut absorber jusqu’à 4 milliards d’investissements.

Toutefois, il regrettera le manque d’agressivité et de sensibilisation des Algériens envers les investisseurs étrangers. Pour ce qui est des investissements arabes en Algérie, il les trouvera très minimes quoique des intentions d’investissement ne cessent de se manifester ces derniers temps. Signalons que MM. Chami et Ababsa ne se sont pas limités aux seuls atouts que présente l’Algérie pour l’acte d’investissement puisqu’ils relèveront aussi les écueils comme les lourdeurs bureaucratiques et le manque d’organismes financiers actifs et spécialisés dans le financement des investissements.

Arab Chih