ONU : succession de Ban Ki-moon ouverte, le Maroc jubile

La succession du Secrétaire général de l’ONU est ouverte dans l’espoir de trouver un remplaçant, en janvier prochain, à Ban Ki-Moon qui aura effectué deux mandats de 5 ans. Son remplacement coïncide avec la brouille entre le Maroc et Ban Ki-moon au point que le royaume déclare la guerre ouverte au Sud-Coréen.

Qui pour succéder Ban Ki-moon à la tête de l’ONU ? Les prétendants au poste de Secrétaire général des Nations Unies ont commencé à se présenter devant l’Assemblée générale.

Depuis mardi, en effet, neuf candidats passent des entretiens d’embauche devant l’Assemblée générale de l’ONU pour succéder à Ban Ki-Moon. Il s’agit pour eux de convaincre les représentants des 193 pays membres du bien fondé de leur candidature. Intitulé du poste : Secrétaire général de l’ONU. Prise de fonction : le 1er janvier 2017. Durée du mandat: 5 ans renouvelable.Trois prétendants au poste se sont livrés à un grand oral, mardi 12 avril 2016. Pendant deux heures, chaque candidat a tenté de répondre aux questions de l’Assemblée sur des sujets allant du changement climatique au conflit israélo-palestinien en passant par les abus sexuels commis par des Casques bleus ou la réforme de l’ONU.

Les auditions s’enchaîneront jusqu’à jeudi. Les candidats doivent rédiger une lettre de motivation, présenter un CV, une profession de foi et, enfin, passer un grand oral. Si ce grand oral témoigne d’une plus grande transparence et d’un fonctionnement plus démocratique, la décision finale appartient dans les faits aux cinq membres permanents de l’ONU (les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France).

Cinq hommes et quatre femmes, venant majoritairement d’Europe sont en lice. La Bulgare Irina Bokova, directrice de l’Unesco fait partie des favoris. Il y a également le Portugais Antonio Guterres, ancien haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés (HCR). L’ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark figure parmi les candidats, de même que l’ex-Président slovène Danilo Türk entre autres.

L’ouverture de la succession de Ban Ki-moon coïncide avec une brouille qui oppose, depuis début mars, le Maroc au Secrétaire général de l’ONU. Une crise qui a atteint son paroxysme au point que l’Espagne tente de jouer les bons offices pour restaurer la paix entre les parties. La correspondance adressée par Ban Ki-moon au roi Mohammed VI n’a pas suffi à éteindre l’incendie. Au contraire, une fuite de cette correspondance a enflé la colère du royaume qui pointe du doigt l’entourage de Ban Ki-moon.