Nigeria : Washington derrière le maintien des élections au 14 février ?


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Après moult tergiversations, les élections législatives et présidentielles prévues le 14 février ont finalement été maintenues. Une mesure dont Washington, qui a de nombreux intérêts économiques dans le pays, est favorable. L’annonce a été faite par la commission électorale ce vendredi.

En dépit des inquiétudes sur le délai de distribution des cartes d’électeurs, la commission électorale du Nigéria a décidé de maintenir la date des élections législatives et présidentielles au 14 février, affirmant que les cartes d’électeurs seront distribuées à temps auprès de la population. Une affirmation qui va à l’encontre de Sambo Dakusi qui estimait jeudi qu’il fallait « envisager un report jusqu’à ce que tout le monde ait sa carte ».

Il faut aussi direqu’en dépit de la présence et des attaques perpétuelles de Boko Haram au Nigeria, les Etats-Unis, qui ont de nombreux intérêts économiques dans le pays, sont favorables à la tenue des élections le 14 février. Un avis qui a fait écho à la commission électorale. Convaincu que les cartes seront distribuées à temps, le président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) Attahiru Jega, a tenu à réaffirmer que « la distribution des cartes d’électeurs seront menées à bien longtemps avant le 14 février ». Un maintien qui n’est pas du goût du conseiller à la sécurité Sambo Dakusi qui a réitéré ses inquiétudes vendredi à la BBC, déclarant qu’il ne voyait pas comment il serait possible de distribuer 30 millions de cartes d’électeurs au cours des deux prochaines semaines.

Par ailleurs, un second obstacle se pose quant à la tenue de la présidentielle en février, il s’agit des violences et tueries perpétrées par Boko Haram au nord du pays, dont la dernière attaque à Baga a fait plus de 2000 morts ! De ce fait, la tenue des élections dans les territoires contrôlés par Boko Haram demeure « peu probable » selon la commission électorale. Le nord-ouest du pays constitue le fief du principal parti d’opposition, le Congrès progressiste, dénonçant que les déplacés dues au attaque de Boko Haram ne puissent pas voter. Seulement, il semblerait que Washington et le pouvoir ne l’entendent pas de cette oreille…

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