Nigeria : un an après, les lycéennes de Chibok toujours prisonnières de Boko Haram

Voilà un an, jour pour jour, que les lycéennes de Chibok, au Nigeria, ont été enlevées par le groupe terroriste Boko Haram. Depuis, aucune nouvelle d’elles.

Que deviennent les lycéennes de Chibok ? L’éternelle question reste toujours sans réponse. Ce 14 avril 2015, cela fait un an, jour pour jour, qu’elles ont été enlevées par le groupe terroriste Boko Haram. Leur calvaire a commencé le 14 avril 2014, lorsque des combattants de Boko Haram ont pénétré dans un dortoir du lycée de Chibok, dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Le groupe armé enlève alors 276 adolescentes.

Leur rapt fait rapidement le tour de la planète. A l’international, un peu partout, on dénonce leur enlèvement. Au Nigeria, comme dans d’autres pays du monde, les manifestations se multiplient pour réclamer leur libération. Sur les réseaux sociaux aussi, la campagne de soutien aux jeunes filles s’amplifie, notamment à travers le mouvement Bring back our girls (Rendez-nous nos filles). Même la Première dame des Etats-Unis Michelle Obama y participe en menant sa propre campagne sur les réseaux sociaux. Mais rien à faire. Les jeunes filles restent toujours prisonnières du groupe armé. La ferveur médiatique de leur rapt à l’international retombe peu à peu. Les lycéennes de Chibok sombrent dans l’oubli. L’Etat nigérian est, lui, vivement critiqué pour son incapacité à les retrouver. Mais surtout pour avoir mis énormément de temps à réagir pour traquer leurs ravisseurs.

Selon l’ONU, tuées ?

En tout, 57 d’entre elles parviennent à s’échapper. Mais toutes les autres sont à ce jour entre introuvables. Nul ne sait si elles ont été vendues, mariées de force, violées, voire tuées. L’ONU exprimait récemment sa crainte qu’elles soient tuées par les combattants de Boko Haram. Surtout que le groupe a tué plus de 14 000 personnes depuis 2009 et poussé des milliers d’autres à se déplacer.

Actuellement, les troupes du Cameroun, du Niger, et du Tchad épaulent l’armée nigériane dans la lutte contre Boko Haram. Bien que le groupe terroriste ait été affaibli par cette action commune, il n’en demeure pas moins dangereux et n’a pas dit son dernier mot. Dans le nord du Nigeria, les attentes sont énormes vis-à-vis du successeur de Goodluck Jonathan Muhammadu Buhari, lui-même originaire de la région. Le nouveau Président nigérian a promis d’éradiquer Boko Haram.

Les observateurs sont toutefois unanimes pour dire que la solution militaire ne suffira pas à résoudre le problème. Indiquant que pour anéantir Boko Haram, il faut aussi anéantir la misère et la pauvreté dans le nord du pays, abandonné par les gouvernements successifs.