Nigeria : polémique autour des 300 filles et femmes libérées de Boko Haram

L’armée nigériane affirme avoir libéré 200 filles et 93 femmes d’un fief de Boko Haram. S »agit-il des lycéennes de Chibok enlevées en avril 2014 ? C’est cette question qui fait polémique.

C’est un grand coup frappé par l’armée nigériane qui affirme avoir libéré 200 filles et 93 femmes d’un fief de Boko Haram. Seulement, la question de savoir si les élèves du lycée de Chibok enlevées en avril 2014 en font partie ou non divise l’armée.

L’opération militaire ayant permis de sauver ces femmes et filles aurait eu lieu dans la forêt de Sambisa, au sud de Maiduguri, à une cinquantaine de kilomètres de Chibok, dans l’Etat de Borno. C’est d’ailleurs dans cette localité où se déroulent la plupart des combats livrés contre Boko Haram.

Les forces armées nigérianes n’ont toutefois pas confirmé s’il s’agissait oui ou non des lycéennes de Chibok. Chris Olukolade, le porte-parole de l’armée nigériane, s’est juste limité de dire qu’Abuja « vérifie l’identité des personnes libérées ». Revenant sur l’assaut ayant permis de libérer les femmes et filles, il précise que « les troupes ont pris et détruit cet après-midi trois camps de terroristes dans la forêt de Sambisa ».

L’annonce de cette libération intervient au moment où le Niger annonce que 46 soldats et 28 civils ont été tués dans une attaque de Boko Haram sur une île du lac Tchad. Mais la question de savoir si les filles enlevées en avril 2014 dans leur lycée de Chibok font partie des personnes libérées divise. En effet, alors que l’armée de terre assure que ces 200 jeunes filles n’étaient pas les lycéennes capturées à Chibok le 14 avril 2014, le porte-parole des armées indique qu’il n’était pas « raisonnable de déclarer à la va-vite qu’il n’y a pas de filles de Chibok parmi elles. On ne peut pas savoir. Une ou deux d’entre elles pourraient faire partie des filles libérées ».

Pour l’heure, la question de savoir si les lycéennes de Chibok font partie de ces filles libérées par l’armée demeure entière.