Nigeria : le prix du riz grimpe suite à la fermeture des frontières

Depuis plus de deux mois, les frontières nigérianes sont fermées dans le but de combattre la contrebande. Il en découle de nombreuses conséquences dont la détérioration des marchandises et la flambée de leurs coûts.

La fermeture des frontières nigérianes devient un véritable cauchemar pour plus d’un. Les commerçants sont les premiers à en faire les frais, car les marchandises se détériorent au fil du temps. D’interminables files de camions stagnent aux points de contrôle en espérant d’ici là que la réouverture des routes soit chose effective. C’est sans crier gare que le gouvernement nigérian avait décidé de fermer ses frontières le 21 août dernier, ce qui n’a pas manqué de susciter un certain ressentiment chez les pays limitrophes.

Le riz vaut de l’or

Avec cette situation dont le dénouement n’est manifestement pas imminent, la flambée du prix de certains produits de consommation cristallise les tensions. Le cas le plus illustratif est celui du riz qui est un produit de grande consommation. L’imposition, en 2013, par le Nigeria, d’une taxe de 70% sur le riz étranger qui ne peut être livré que par voie maritime (du moins officiellement) a sans doute été le point de départ de cette situation. L’objectif du Nigeria était pourtant simple : promouvoir la production du riz au plan local. Pour les contrebandiers qui ne souhaitaient pas voir leurs recettes baisser, continuer l’importation du riz dans les pays limitrophes du Nigeria, et en particulier au Bénin, était la seule option. D’ailleurs, en 2014, Cotonou avait fait passer ses droits de douane de 35% à 7%. Logiquement, les importations de riz, provenant principalement de la Thaïlande, avaient explosé et contribué à alimenter la contrebande pour couvrir les besoins de quelques 200 millions de Nigérians.

Pour les autorités nigérianes, l’éradication du « mal » s’est donc érigée en priorité. En somme, la baisse du prix du riz n’est pas pour demain. Outre le riz, de nombreux autres produits sont affectés, ce qui fait grincer des dents aussi bien chez les Nigérians que dans les pays affectés par la fermeture des frontières.