Nigeria : le Président Goodluck Jonathan admet avoir sous-estimé la menace Boko Haram


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Le président nigérian, Goodluck Jonathan, a reconnu avoir sous-estimé la menace que constituait Boko Haram pour le Nigeria et a souligné la faiblesse de l’armée de son pays qui a du bénéficier de l’aide extérieure pour renforcer son efficacité.

Le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a accordé une interview, diffusée ce vendredi, en forme de confession à nos confrères de la BBC. Il a reconnu avoir sous-estimé la menace que pouvait constituer la secte islamiste Boko Haram.

Il a indiqué qu’au moment où ces rebelles commençaient à multiplier les attaques à partir de 2009-2010, il n’avait pas imaginé qu’ils pouvaient atteindre une telle force de frappe, allant jusqu’à attaquer simultanément le nord du Cameroun, le sud du Niger tout en contrôlant de vastes territoires dans le nord du Nigeria.

La secte très affaiblie

Goodluck Jonathan, candidat pour la prochaine élection présidentielle du 28 mars prochain, a souligné la faiblesse de l’armée du Nigeria, au début de l’offensive d’envergure de Boko Haram. L’armée de son pays n’a pas eu à mener de guerre depuis la fin de la guerre civile en 1999, s’est-il justifié.

L’institution militaire était de plus sous-équipée et a dû bénéficier de l’aide extérieur pour améliorer son équipement et son organisation. Beaucoup d’observateurs ont critiqué le manque d’efficacité de l’armée nigériane. Des soupçons de collaboration avec Boko Haram ont même pesé sur certains officiers dont certains ont du affronter les tribunaux militaires et se sont fait destituer.

Goodluck Jonathan s’est voulu rassurant sur l’issue du combat que mène le Nigeria contre la secte islamiste qu’il juge très affaibli désormais. « Il ne nous faudra pas plus d’un mois pour récupérer les territoires qu’ils occupent », a-t-il conclu.

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