Nigeria : le Nord ensanglanté par des attentats à répétition

Il ne se passe désormais plus une semaine sans que le nord du Nigeria ne soit frappé par des attentats à répétitions imputés à la secte Boko Haram. Ce jeudi encore, au moins 31 personnes ont été tuées dans un double attentat qui a de nouveau frappé la ville de Jos, dans le centre du Nigeria. Mercredi, c’est la ville de Kano qui a été le théâtre d’un double attentat.

Le nord du Nigeria est habitué des attentat sanglants. Il ne se passe plus une semaine sans que la région ne soit ensanglantée par des attaques meurtrières menées par la secte Boko Haram. Et tout cela, sous le regard impuissant des autorités du pays complètement dépassées par les évènements.

31 morts ce jeudi, 118 en mai dernier

La ville de Jos a été de nouveau ensanglantée par un attentat ! Au moins 31 personnes ont été tuées dans un double attentat qui a frappé la localité habituée aux attaques dans le centre du Nigeria, ont annoncé les autorités locales. Et le bilan pourrait bien s’alourdir. « Il y a pour le moment 31 corps qui ont été découverts, mais les secouristes sont sur les lieux et le bilan pourrait évoluer », a déclaré Pam Ayuba, porte-parole de Jonah Jang, le gouverneur de l’Etat du Plateau, dont Jos est la capitale.

En mai dernier, dans la même zone au sein de la localité, une attaque similaire avait tué au moins 118 personnes. Pas plus tard que mercredi dernier, c’est la ville de Kano, la plus grande localité du nord du Nigeria, qui a été violemment frappée par un double attentat, qui a fait au moins quatre morts, selon les autorités. L’attaque aurait été commise par des femmes kamikazes, qui se sont fait exploser au marché de la ville.

Boko Haram impose sa terreur

Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 10 000 morts dans ses sanglantes attaques, poussant des milliers de personnes à fuir la région vers les pays voisins comme le Cameroun. Créée en 2002, la secte ne s’attaquait au départ qu’aux institutions publiques, gendarmerie, police… ou aux symboles représentant le pouvoir. Mais depuis 2009, elle s’est radicalisée, sous la direction d’Abubakar Shekau, connu pour sa férocité. Le groupe armé multiplie alors les massacres, surtout dans le nord du pays.

On se souvient des Noëls ensanglantés dans la ville de Jos, alors que les membres de Boko Haram pénétraient dans les églises pour commettre des tueries atroces. Même si l’armée nigériane a lancé une offensive d’envergure contre le groupe armé, elle n’a jamais réussi à faire face à la secte islamiste qui a fini par imposer sa terreur dans le pays.