Nigeria : l’armée sans nouvelles des lycéennes enlevées par Boko Haram

L’armée nigériane a indiqué être sans nouvelles des lycéennes enlevées à Chibok et ne pas savoir où elles pouvaient se trouver.

Va-t-on les retrouver un jour ? La question commence sérieusement à se poser. Le chef de l’état-major nigérian, Kenneth Minimah, a déclaré, mardi, ne pas savoir où se trouvaient les lycéennes enlevées à Chibok en avril 2014.

« Nous n’avons aucune nouvelle sur les jeunes filles de Chibok pour le moment. (…) Nous avons mené l’enquête dans toutes les zones libérées, mais la vérité est que lorsque les terroristes sont en fuite, ils fuient également avec leurs familles », a rapporté Kenneth Minimah à l’issue d’une réunion entre les chefs de sécurité, le président de la Commission électorale, Attahiru Jega et le président de la République du Nigeria, Goodluck Jonathan, selon Anadolu Agency.

L’armée avait déclaré les avoir localisées

Ces déclarations contredisent les dernières informations de l’armée. L’institution avait déclaré connaître la localisation des jeunes filles tout en se gardant d’intervenir pour ne pas les mettre en danger. Enlevées le 14 avril 2014, au cours d’un raid de Boko Haram dans le lycée de la ville de Chibok, l’événement avait eu un retentissement médiatique mondial. Nombres de personnalités, notamment la Première dame des Etats-Unis Michelle Obama, s’étaient alors rangées sous le sigle #BringBackOurGirls en signe de soutien.

Plusieurs pays occidentaux avaient annoncé leur aide afin de soutenir l’armée nigériane à localiser et à libérer les 276 lycéennes, selon des sources officielles. Près de 57 d’entre elles avaient depuis réussi à s’enfuir, d’après les autorités du pays.

Des médias nigérians ont rapporté récemment que des hauts gradés américains avaient arrêté les recherches, accusant des commandants nigérians de collaborer avec la secte islamiste. Un responsable nigérian avait reproché en retour aux Etats-Unis leur inaction dans les recherches.