Nigeria : 49 morts dans une double explosion

Au moins 49 personnes ont été tuées dans une double explosion ce jeudi après-midi dans le marché central de Gombe, dans le nord-est du Nigeria. Le groupe terroriste nigérian Boko Haram serait à l’origine de ces meurtrières attaques.

Boko Haram a encore frappé. Au moins 49 personnes ont péri dans une double explosion, qui a aussi fait 71 blessés, ce jeudi après-midi dans le marché central de Gombe, la capitale de l’Etat du même nom, dans le nord-est du Nigeria, selon les secours.

D’après les secours, la première explosion a retenti vers 17h20 heure locale devant une boutique de chaussures remplie de clients venus faire leurs courses en vue de la fête de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois de Ramadan. La seconde explosion a rententi à peine deux minutes plus tard, à proximité immédiate. Le bilan de ces sanglantes attaques pourrait s’alourdir car plusieurs blessés sont dans un état critique et pourrait ne pas survivre. Même si le groupe terroriste nigérian Boko Haram n’a pas encore revendiqué ces attaques, les autorités le soupçonnent d’en être à l’origine. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Boko Haram mène des attaques du même type dans la région.

Il faut dire que durant ce mois de Ramadan, les attaques du groupe armé ont particulièrement été meurtrières. Durant ce mois, il a tué plus de 200 personnes, en les fusillant, en les abattant, ou encore en incitant des jeunes filles ou femmes à se faire exploser sur des places publiques bondées de monde. Depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 15 000 morts en multipliant les attaques dans le nord du Nigeria, sous le regard impuissant des autorités du pays. Pour épauler l’armée nigériane, le Tchad mais aussi le Niger et la Cameroun ont déployé leurs troupes pour venir à bout de l’insurrection armée dirigée par Abubakr Shekau, connu pour sa férocité.

Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, le président nigérian Muhammadu Buhari a promis de faire de l’épineux dossier Boko Haram une priorité. Mais pour le moment, tout montre que le groupe armé n’a pas dit son dernier mot.