Nigeria : 10 écoles fermées suite à un enlèvement d’élèves

Les autorités nigérianes ont pris la décision de fermer certains écoles du fait notamment de la menace qui pèse sur ces établissements.

Au total, 10 écoles ont été fermées, mardi, dans l’État de Zamfara, dans le Nord-Ouest du Nigeria, qui partage des frontières avec Katsina, où plus de 300 élèves ont été déclarés disparus après une récente attaque contre leur école par des hommes armés.

Selon des précisions du commissaire à l’éducation à Zamfara, Ibrahim Abdullahi, les écoles seraient vulnérables aux attaques de bandits et que ces mesures de fermeture avaient été prises pour protéger la vie des élèves et du personnel, en particulier au niveau des établissements situés le long des frontières avec d’autres États du nord-ouest.

« Nous avons reçu l’approbation du gouverneur Bello Matawalle pour fermer toutes les écoles situées le long de nos frontières avec nos États voisins de Kaduna et Katsina, à la suite du récent enlèvement de plus de 300 élèves de l’école secondaire des sciences du gouvernement de Kankara, dans l’État de Katsina », a déclaré Abdullahi.

La ville de Kankara partage des frontières avec Zamfara et cette attaque constitue également une menace pour les étudiants, a déclaré le responsable. Samedi, le gouverneur de l’État de Katsina, Aminu Masari, a ordonné la fermeture de tous les internats secondaires de l’État, à la suite de l’attaque scolaire par des bandits présumés.

À rappeler que l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéens dans le Nord-Ouest du Nigeria, dans une zone éloignée de leur bastion, a été revendiqué, mardi, par Abubakar Shekau, leader de Boko Haram. Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans l’Etat de Katsina, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre. Plus d’une centaine d’hommes armés à moto ont attaqué cette école publique rurale et alors que certains lycéens ont réussi à s’échapper, d’autres ont été rattrapés, séparés en plusieurs groupes et emmenés par des assaillants, selon les habitants.