Niger : les cinq humanitaires enlevés seraient vers Ingall

Les cinq travailleurs humanitaires, quatre Nigériens et un Tchadien, ainsi que leur chauffeur nigérien, enlevés dimanche soir dans la localité de Dakoro ont été aperçus vers Ingall.

De notre correspondant

Les cinq travailleurs humanitaires et leur chauffeur nigérien enlevés à leur domicile vers 22 heures par des hommes bien armés, venus à bord de deux véhicules tout-terrain et qui parlaient arabe, tamasheq et haoussa, ont été aperçus entre la commune rurale d’Ingall et Tchintabaraden.

Contactée par Aïr Info, une source sécuritaire, qui a requis l’anonymat, a affirmé qu’on avait de nouvelles informations sur l’un des ravisseurs, en l’occurence leur chauffeur et guide. Il s’appelle Adamou Mounkaila et est d’origine zarma. Les forces de sécurité auraient même localisé sa famille.

Un accident mardi soir

D’autres sources rapportent quant à elles qu’un accident aurait eu lieu mardi soir lors de leur poursuite et qu’il y aurait eu des blessés graves. Effectivement, d’après nos sources, des instructions ont même été données de préparer la salle des urgences du Centre Hospitalier Régional d’Agadez en vue d’accueillir les dits blessés. Mais jusqu’à ce matin, aucun blessé n’a été amené.

Notons que les quatre personnes enlevées, dont un médecin et un infirmier, appartiennent à l’ONG nigérienne Befen (Bien-être de la femme et de l’enfant au Niger) et à l’ONG tchadienne Alerte-santé. Leur responsable enlevé est un Nigérien répondant au nom de M.Issaleh.

Sept personnes enlevées par Aqmi, en septembre 2010

Dans un communiqué commun, les deux organisations ont demandé leur libération, et surtout celle de leurs collaborateurs, qui auraient été blessés lors de cet incident. En septembre 2010, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait enlevé sept personnes au Niger, dans la région d’Agadez, parmi lesquelles quatre Français toujours détenus par l’organisation jihadiste.

Au total, neuf Européens, dont six Français, sont aux mains d’Aqmi au Sahel. De son côté, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), autre groupe terroriste implanté au Nord-Mali, retient au moins trois otages algériens.