Niger : le choléra gagne du terrain suite aux inondations

Les inondations qui frappent le Niger depuis le mois de juillet ont touché plus de 500 000 personnes, et fait 81 morts. Ces intempéries accéléreraient la propagation du choléra, particulièrement dans les régions de Niamey, Dosso et Tilabéry, les plus affectées par ces fortes pluies.

Un malheur n’arrive jamais seul. Le Niger connait depuis juillet des inondations. « Cette inondation est exceptionnelle par son amplitude : une telle crue du fleuve n’a jamais été observée ainsi depuis presque 100 ans », souligne Modibo Traoré, le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) à Niamey, la capitale du Niger, rapporte RFI. Et de signaler : « Les régions les plus affectées (celles de Niamey, Dosso et Tilabéry, ndlr) par les inondations sont celles qui faisaient face à cette épidémie de choléra. Avec les puits et les bornes fontaines souillés par les eaux du fleuve, ceci accroît les risques de propagation de l’épidémie ».

Depuis le mois de janvier, le choléra a affecté plus de 3 000 personnes, et 70 personnes ont succombé à cette maladie.

Le choléra

C’est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse due à la bactérie vibrion cholérique, ou bacille virgule, découverte par Pacini en 1854 et redécouverte par Koch en 1883. Strictement limitée à l’espèce humaine, elle est caractérisée par des diarrhées brutales et très abondantes (gastro-entérite) menant à une sévère déshydratation. La forme majeure classique peut causer la mort dans plus de la moitié des cas, en l’absence de traitement (de quelques heures à trois jours). La contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés. Le choléra a été la première maladie pestilentielle à faire l’objet, dès le XIXe siècle, d’une surveillance internationale.

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