Niger : l’acacia Sénégal pour gommer le désert

Le Niger a décidé de lutter contre la désertification par le biais de l’économie. Aidé par le programme des Nations Unis pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le Niger essaie de restaurer la culture de la gomme arabique afin d’engranger des revenus substantiels.

Le Niger reprend la culture de la gomme arabique, dont l’exportation constituait avant le début des années 70, la deuxième source de revenus après l’arachide. Cette décision du gouvernement nigérien s’inscrit dans la nouvelle orientation de la politique de lutte contre la désertification.

Pauvreté et désertification : même combat

« Nous nous sommes rendus compte que la pauvreté avait un lien avec l’ampleur de la désertification » explique M. Aboubacar, secrétaire général du ministère de l’Environnement nigérien. « La pauvreté conduit, de fait, les populations à couper le bois disponible pour le revendre sur les marchés dans l’espoir de se constituer quelque revenu. Et ce sans égard pour les questions environnementales.

La sève issue de l’Acacia Sénégal constitue une matière première indispensable aux industries du pneu et de la colle. L’arbuste qui la produit, d’une hauteur maximale de 10m, exige peu de soins et s’adapte très bien aux écosystèmes sahéliens.

Pour aider le Niger, le Programme des Nations Unis pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) finance ce projet, à concurrence de 200 millions de F CFA, au travers d’une assistance technique. D’ici cinq ans, les 10 millions de plans de gommiers, déjà en terre, devront porter leurs fruits.

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