Niger : Hama Amadou reste en prison, sa demande de liberté provisoire rejetée

La demande de liberté provisoire de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Niger, Hama Amadou, emprisonné à Filingué, a été rejetée, ce mercredi, par la Cour de cassation.

Hama Amadou reste sous les verrous. Emprisonné dans la prison de Filingué, sa demande de liberté provisoire a été rejetée, ce mercredi 9 décembre 2015, par la Cour de Cassation au Niger.

Candidat à la prochaine élection présidentielle du Niger, Hama Amadou avait été arrêté le samedi 14 novembre dès sa descente d’avion, à l’aéroport de Niamey, à son retour après un an d’exil en France suite à son inculpation pour trafics de bébés.

Son arrestation avait été très musclée. C’est sous bonne escorte sécuritaire, notamment avec plus de vingt voitures des forces de l’ordre, que Hama Amadou avait été conduit le premier jour à la prison civile de Niamey, au crépuscule. La police avait dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser les sympathisants de Hama Amadou et se frayer un chemin, de l’aéroport à la prison civile de Niamey. « Ils nous ont gazés avec leurs lacrymogènes et puis voilà… Ils ont même cassé des vitres pour jeter les gaz à travers les fenêtres », « il y a même des gens qui ont été blessés. Ils ont même jeté des lacrymogènes dans les maisons », avaient confié certains de ses sympathisants.

Depuis le début, Hama Amadou a, pour sa part, clamé son innocence, dénonçant un acharnement politique à son encontre.