Mozambique : affrontements entre policiers et soldats sud-africains

Un vif échange de tirs entre soldats et policiers sud-africains a eu lieu, ce mardi, à la frontière mozambicaine. L’incident n’a fait aucune victime, mais les vraies causes restent toujours très floues.

Vive altercation à la frontière mozambicaine. Des témoins rapportent que des policiers et des soldats sud-africains ont échangé des tirs. Les incidents sont survenus au moment où les policiers étaient à la poursuite de voitures volées, lundi soir.

Selon des témoins, un véhicule de la marque Altech Netstar a été criblé de balles et deux officiers de la police sud-africaine ont été désarmés avant d’être relâchés un peu plus tard. Selon le colonel Xolani Mabanga, directeur de la force nationale sud-africaine, l’incident a commencé aux environs de 09h30 du matin lorsque les soldats ont entendu le bruit d’un camion suivi par un bakkie se dirigeant vers la frontière entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Rappelons que les soldats sud-africains, opérant dans la frontière avec le Mozambique ont reçu l’ordre formel de tirer et d’immobiliser toute menace vers leur direction. Selon Xolani Mabanga, le refus des officiers de police de suivre les instructions a poussé les soldats sud-africains à ouvrir le feu.

« Soldats et policiers se rejettent mutuellement la responsabilité »

Une version rejetée par Thinus Schoeman, membre de la police. « Il était clair qu’ils tiraient pour tuer. Nos véhicules étaient à 200 m de la frontière lorsque les soldats ont ouvert le feu à 40 reprises. Nos gars n’ont jamais compris ce qui les a touchés. Quatre balles ont été tirées sur le rétroviseur, quatre autres ont détruit le moteur et huit autres ont touché les pneus ».

Et Thinus Schoeman de poursuivre : « Le conducteur a été blessé par un tir d’obus alors qu’il tentait d’aider ses collègues, les soldats ouvrent à nouveau le feu sur eux. Les policiers étaient finalement obligés de se retrancher derrière le bakkie ». Selon Thinus Schoeman, c’est après l’incident qu’un soldat est venu désarmer et arrêter les deux policiers. Xolani Mabanga confirme qu’une enquête est ouverte pour déterminer les véritables circonstances de cette affaire.