Mort de Mandjara Ouattara en Côte d’Ivoire : abandonnée par le régime Ouattara ?

Mandjara Ouattara est décédée, mardi à quatre heures du matin, au centre des grands brûlés du CHU d’Abidjan-Cocody. Elle avait marqué l’opinion publique en Côte d’Ivoire, après avoir tenté de s’immoler devant le palais présidentiel.

L’évènement avait choqué les esprits en Côte d’Ivoire. La femme qui avait tenté de s’immoler devant le palais présidentiel, la semaine dernière, Mandjara Ouattara, est morte dans la nuit de lundi à mardi. Elle était membre du Syndicat National des Fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (SYNAFECI) et réclamait, depuis plusieurs années, de l’argent à titre de location de véhicules à l’Etat ivoirien. Elle était très proche du Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir.

Le gouvernement était resté particulièrement silencieux

Les autorités ivoiriennes, qui étaient restées jusque là particulièrement silencieuses, ont salué sa mémoire. « Le gouvernement s’incline devant la mémoire de cette personne », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné. La famille de la défunte « sera accompagnée de la meilleure des façons par le gouvernement », a-t-il poursuivi, selon RFI. Mandjara Ouattara était membre du collectif des propriétaires des véhicules de location qui réclame le paiement de 5 milliards de francs CFA au RDR. Le mercredi 31 mai, elle a tenté de s’immoler devant le palais présidentiel, elle est alors secourue par des passants et transférée à l’hôpital.

Pour certains, les créances ont été contractées par l’Etat ivoirien entre 2007 et 2010 sous l’ex-Président Laurent Gbagbo. Cette femme décédée réclamerait cette somme compte tenu de la continuité de la l’Etat, selon la même source.