Mondial de basket : l’Angola et le Nigeria ratent le coche

Le Nigeria et l’Angola ont été éliminés dimanche en huitièmes de finale des championnats du monde de basket, au Japon, après avoir tenu la dragée haute à leurs adversaires. Les Tigres nigérians, qui ont manqué la balle de match dans les dernières secondes, ont perdu d’un petit point face à l’Allemagne (78-77). Quant aux Angolais, inoffensifs durant toute la rencontre, ils se sont réveillés cinq minutes avant la fin pour donner des sueurs froides à la France, s’inclinant finalement 68 à 62.

« Attention à la magie noire », recommandait le quotidien sportif français L’Equipe à sa sélection nationale, dimanche, en référence au huitième de finale qu’ils allaient jouer le matin même face à l’Angola. Le journal ne croyait pas si bien dire. Tenant leur adversaire à un écart de neuf à quinze points durant toute la partie, l’équipe de France a laissé l’Angola se rapprocher à quatre points (60-56) dans la dernière minute de jeu. Les Palancas negras ont profité d’une multitude de ballons perdus pour enfiler les paniers à trois points, leur spécialité, assénant aux Bleus un cinglant neuf-zéro en une poignée de minutes.

Les basketteurs français avaient déjà encaissé un 7-0 dans les dernières secondes de la première mi-temps, mais avaient terminé avec une avance confortable de 10 points (34-24). Ils n’ont néanmoins pas tremblé et le meneur de jeu Aymeric Jeanneau, remplaçant de Tony Parker, blessé, a rentré tous les lancers-francs (4/4) consécutifs aux fautes commises sur lui par les Angolais, qui souhaitaient ainsi rapidement récupérer le ballon. Mais ces derniers ont été incapables de transformer leurs possessions, hormis un panier à trois points réussi par Morais à trois secondes du buzzer, trop tard.

Okuloja l’Allemand, bourreau des Nigérians

Les Nigérians n’ont pas attendu aussi longtemps que les champions d’Afrique en titre pour montrer le bout de leur nez face à l’Allemagne. Menés 48 à 44 à la mi-temps, ils ne concèdent aucune avance supplémentaire à leur adversaire, dans le troisième quart temps, et débutent le dernier avec toutes les chances de leur côté (62-58). On pense que la Mannschaft a définitivement fait la différence lorsque à 5 minutes 36 du coup de sifflet, son ailier d’origine nigériane, Ademola Okulaja, marque un shoot à trois points qui donne neuf longueurs d’avance à son équipe. A 2 mn 30, l’Allemagne mène toujours de sept précieux points ((78-71), mais à l’image de son indispensable pivot à tout faire des Dallas Mavericks, Dirk Nowitzki, peu en réussite (23 points à 7/18), les Allemands ne parviennent pas à convertir une seule de leurs quatre dernières possessions.

Au même moment, les Tigres sont en pleine réussite. Revenus à un point (78-77) à dix secondes du buzzer, ils héritent de la dernière possession de balle et ont l’occasion d’arracher la victoire. C’est à Ime Udoka que revient la responsabilité de concrétiser l’action mais son lay-up, sur une défense agressive de Dirk Nowitzki, vient s’écraser sur le cercle. Comme un symbole, c’est Ademola Okulaja, non content d’avoir réalisé son meilleur match du tournoi (19 points, 8 rebonds), qui arrache le dernier rebond et empêche le pays qu’il a quitté à l’âge de trois ans d’accéder aux quarts de finale. « C’est une bonne chose et c’est une mauvaise chose, a-t-il expliqué à la fin de la partie. Ce sont tous des gars bien. Mais l’Allemagne a gagné et nous le méritions » Quant à sa mère : « Elle comprendra. Si je suis heureux, ça va pour elle. »