
Quelques jours après l’élimination du Sénégal à la Coupe du monde 2026, la gestion de la participation des Lions pourrait être examinée par l’Assemblée nationale. Une demande de mission d’audit parlementaire a été déposée sur la table du président de l’institution.
A Dakar,
L’Assemblée nationale pourrait prochainement se pencher sur les conditions dans lesquelles le Sénégal a participé à la Coupe du monde 2026. Une proposition de mission d’audit parlementaire a été transmise au président de l’institution, Ousmane Sonko, afin d’examiner les aspects administratifs, financiers et organisationnels de cette campagne qui s’est achevée par une élimination en huitième de finale face à la Belgique.
Une mission axée sur les aspects administratifs et organisationnels
L’annonce a été faite par El Hadji Guèye, président de la Commission Sport et Jeunesse de l’Assemblée nationale. Selon lui, cette initiative vise à établir les faits concernant la gestion de la participation des Lions. La demande a déjà été déposée auprès du bureau du président de l’Assemblée nationale. Son examen et son éventuelle mise en œuvre dépendront désormais de la décision du Bureau de l’institution.
Selon les initiateurs de cette démarche, la mission d’audit n’aurait pas vocation à apprécier les choix sportifs effectués durant la compétition. Elle porterait exclusivement sur les conditions d’organisation de la participation du Sénégal au Mondial 2026, notamment la gouvernance de la délégation, l’utilisation des ressources financières, les procédures administratives ainsi que les éventuels dysfonctionnements constatés.
Le blocage de la délégation à Seattle au cœur des interrogations
Si elle est approuvée, la mission pourrait auditionner plusieurs acteurs ayant participé à l’organisation de la campagne. Les dirigeants de la Fédération sénégalaise de football (FSF), des responsables administratifs, des membres du staff technique ainsi que toute autre personne susceptible d’apporter des éclaircissements pourraient être entendus dans le cadre des travaux parlementaires.
Cette initiative intervient après les difficultés rencontrées par la délégation sénégalaise à la suite de son élimination. Battus par la Belgique en seizième de finale, les Lions et les membres de la délégation officielle sont restés immobilisés pendant cinq jours à Seattle avant de pouvoir regagner Dakar.
Blocage à Seattle : un retard au cœur des interrogations
Pendant cette période, joueurs, membres des staffs technique et médical, dirigeants fédéraux, représentants du ministère des Sports, familles des internationaux et invités sont restés aux États-Unis dans l’attente d’un vol spécial. Les réservations dans les hôtels ont été prolongées afin de permettre à l’ensemble de la délégation de poursuivre son hébergement jusqu’à la résolution de la situation.
Après l’élimination du Sénégal face à la Belgique, la délégation officielle est restée immobilisée pendant plusieurs jours à Seattle avant de pouvoir regagner Dakar. Les joueurs, les staffs technique et médical, les dirigeants de la Fédération sénégalaise de football (FSF), des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports, les familles des internationaux ainsi que les invités étaient répartis dans quatre hôtels distincts.
Des difficultés logistiques à traiter par le Parlement
Un premier départ avait pourtant été annoncé. Les bagages avaient été rassemblés et les chambres libérées conformément aux procédures des établissements, mais le voyage a finalement été reporté, contraignant les membres de la délégation à prolonger leur séjour. Au fil des jours, plusieurs joueurs ont quitté les hôtels afin d’organiser individuellement leur retour. Selon une source du ministère des Sports, le principal obstacle concernait le règlement du vol spécial devant assurer le rapatriement de la délégation.
Les autorités ont expliqué que l’élimination des Lions était intervenue pendant les jours fériés de la fête nationale américaine du 4 juillet, période durant laquelle les banques étaient fermées. Ces difficultés logistiques figurent parmi les éléments qui pourraient être examinés dans le cadre de la demande de mission d’audit parlementaire déposée à l’Assemblée nationale.




