Mon village sur la Toile

Connaissez-vous mon beau village ? C’est un peu sur cette vague que surfe le site Villages.tg. De jeunes lycéens et collégiens togolais vous y font découvrir leur village en ligne, à travers leurs écrits.

« Le Togo, d’un village à l’autre »
à travers les yeux de collégiens et lycéens, c’est la balade sur la Toile qu’offre Villages.tg, un site fort instructif sur la géographie togolaise. Il est le fruit d’un concours dénommé « Mon village comme si vous y étiez » organisé par Cafe informatique, le plus important cybercafé de Lomé, la capitale togolaise. Il présente les villages du Togo par région. Les cinq régions du pays – région maritime, région des plateaux, région centrale, région de Kara, région des savanes – sont ainsi passées au peigne fin. Pour chacune d’elles, une fiche signalétique accompagnée d’une carte vous signale les sous-préfectures et les principales villes comme Anécho, qui a d’ailleurs été exceptionnellement classé comme un village. Vous apprendrez ainsi, de la bouche de Hounlede Ayite Eli Wilfried, qu’elle a été la première capitale du Togo.

La tournée des villages togolais

De la côte, vous pourrez vous diriger vers la région des plateaux à la découverte d’Aplahoué, « un village qui est situé à cinq minutes de marche à la frontière Benin-Togo ». D’après Gbeoundji Joseph, élève non-voyant alors en 6è – le site date de 1999 – « Aplahoué dirait-on est un don du département du Mono (Bénin, ndlr). En outre, « c’est un village bien aéré dont la dureté des murs sans précédant frappe tout visiteur». Votre visite devrait se poursuivre dans la région centrale. Malheureusement, elle ne contient aucun descriptif de village. Dommage ! Mais remis de votre déception, vous prendrez allègrement la direction de la région de Kara avec le village de Pyo. (A ne surtout pas confondre avec le village natal du président togolais, Gnassingbé Eyadéma, Pya !)

Faya Mehessa, en classe de 5è nous en raconte l’histoire. « Un homme de Kozonuwaï, actuel Pya, a épousé une femme de mon village. Elle a donné naissance à deux jumeaux de sexe masculin. » La femme fuit alors son mari à la suite d’une mésentente pour retrouver ses parents. « Lorsque l’homme rendait visite à ses enfants, continue le collégien, on lui demandait des nouvelles des enfants en disant ceci « pyaa-yô « , ce qui veut dire « et les enfants, est-ce que les enfants se portent bien » ; c’est ce qui a donné le nom « pyô  » à mon village. Si la femme se rendait chez le mari, elle disait  » mowoki pyaa tu te », ce qui veut dire qu’elle rend visite au père des enfants ». Cette dernière réplique est à l’origine du nom Pya. La tournée s’achève au Nord du pays dans la région des savanes. Aux portes du paradis, à Liki précisément. Si l’on s’en tient aux propos de Tchakondo Abdoul Karibou, « on (y) goûte une partie de la douceur du paradis. » Et quand on est au Paradis, que fait-on ? On y reste ! Sinon, on a qu’une envie, le connaître ou plus prosaïquement… fouler le sol togolais.