Ministre algérien fouillé à Orly : Paris évoque un « incident regrettable »

Le ministre algérien de la Communication, Hamid Grine, a été fouillé à Orly, samedi, alors qu’il possédait un passeport diplomatique. Ce qui a froissé Alger poussant Paris à évoquer un « incident regrettable ».

L’Elysée n’a pas cautionné que le ministre algérien de la Communication, Hamid Grine, ait été fouillé à Orly, samedi 17 octobre 2015, alors qu’il détenait par devers lui un passeport diplomatique. Cette « offense » à Alger a poussé Paris à évoquer un « incident regrettable ».

Le ministère français des Affaires étrangères a qualifié la fouille du ministre algérien de la Communication, Hamid Grine, d’« incident regrettable ». Selon le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, qui s’est prononcé ce lundi 19 octobre 2015, « nous sommes attachés à faciliter les démarches et déplacements en France des hautes personnalités étrangères. Nous travaillons avec le ministère de l’Intérieur et la direction du groupe Aéroports de Paris pour que ce type d’incident particulièrement regrettable ne se reproduise plus ».

Retour sur les faits

Nous sommes samedi 17 octobre 2015, alors que le ministre algérien de la Communication attend son vol retour pour Alger dans le salon d’honneur de l’aéroport parisien, il est interpellé par le chef du protocole de l’ambassade d’Algérie qui lui annonce « la police de l’air et des frontières française vous demande de passer à la fouille ». Selon Liberté Algérie, Hamid Grine s’est exécuté et allé au bureau de la Police aux frontières (PAF).

Quatre agents lui auraient demandé de passer sa valise et son manteau au scanner, et de passer lui-même à une fouille corporelle, malgré qu’il soit détenteur d’un passeport diplomatique. Hamid Grine proteste, montre son passeport et son ordre de mission aux officiers. Sans effet, puisque les les agents font valoir des ordres qu’ils sont obligés d’exécuter. Le ministre algérien cède et passe à la fouille. Alger, remonté avait décidé, selon Tout Sur l’Algérie, de saisir Paris par voie diplomatique. Espérons que la réaction de la diplomatie française va calmer Alger qui a du ma à avaler cette pilule.