Migrants à Calais : le HCR dénonce les conditions de vie « alarmantes » des enfants

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénoncé ce vendredi les conditions « alarmantes et très insalubres » dans lesquelles vivent les enfants de migrants, à Calais, dans la région du Nord-Pas-de-Calais, en France.

Les près de 4000 migrants, originaires d’Afrique subsaharienne mais aussi d’Afghanistan, installés à Calais, dans la région du Nord-Pas-de Calais, en France, ne sont pas au bout de leurs peines. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a en effet dénoncé ce vendredi les conditions « alarmantes et très insalubres dans lesquelles vivent les enfants de migrants ». « Le HCR est particulièrement inquiet des conditions de vie alarmantes et insalubres des enfants, notamment non accompagnés, et souhaiterait la création de places d’accueil supplémentaires ou d’autres structures pour répondre aux besoins de protection des enfants », a déclaré un porte-parole du HCR, William Spindler.

Le HCR a également rappelé que « les enfants sont très vulnérables. Nous savons que des trafiquants sont présents sur ces sites », a dit le porte-parole. « Des mesures pour simplifier les procédures de protection de l’enfance, en particulier pour les enfants ayant de la famille dans un autre Etat membre de l’UE, doivent être explorées en urgence », a-t-il réclamé.

Depuis plusieurs mois maintenant la situation à Calais est très particulière. Près de 3800 migrants, en effet, sont installés dans un campement surnommé « la Jungle », aux portes de la ville, en espérant pouvoir se rendre en Grande-Bretagne. Les autorités françaises ont ouvert des places d’hébergement pour les plus vulnérables et commencé à installer sur le bidonville de Calais des conteneurs pouvant accueillir 1500 personnes.

Mais le problème persiste puisqu’un deuxième bidonville s’est développé à une quarantaine de kilomètres de Calais, à Grande-Synthe, où près de 2000 personnes vivent également dans des conditions très insalubres. Les autorités ont promis toutefois d’y installer un campement en dur, aux normes internationales, qui devrait ouvrir d’ici trois semaines pour remplacer ce deuxième bidonville.

Face à la situation, très tendue à la « jungle », les affrontements entre migrants et policiers et migrants ne sont pas rares. Et ne sont visiblement pas prêts de s’arrêter.