Matilde Ribeiro évoque le quotas en faveur des afrobrésiliens dans les Universités

La ministre Matilde Ribeiro, du Secrétariat Spécial des Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale a accordé un entrevue exclusive au magazine Afirmativa Plural.

La discussion sur les quotas est une discrimination positive

Afrobras – Le Statut de l’Égalité Raciale peut « traîner » encore longtemps avant d’être voté?

Matilde Ribeiro – Depuis son élaboration Le Statut de l’Égalité Raciale est la base de discussion du mouvement noir brésilien. Avec toutes les tentatives d’appréciation et de votes en plénière, il a gagné en notoriété au point de s’étendre dans des secteurs autrefois étrangers à leur contenu, ce qui a fini par retarder son évaluation et à faire grandir la nécessité du débat pour ceux qui le méconnaissaient. Dans le cadre de notre attribution, nous nous efforçons la matière en données expressives sur la question noire, mais ce n’est pas à nous de décider de la façon de gérer, car c’est le rôle d’une autre instance du pouvoir.

Afrobras – Que souhaite dire la Ministre au sujet de l’audience publique conjointe (entre les commissions de l’Éducation, des Affaires Sociales et des Droits de l’Homme au Sénat Fédéral) pour la discussion sur ce sujet, réalisée le 3 août dernier?

Matilde Ribeiro – C’est une occasion supplémentaire de nous arrêter pour discuter des solutions à apporter face au racisme et à la discrimination raciale au Brésil, par le biais d’une réflexion historique et raisonnable sur l’origine de toute cette désagrégation sociale motivée par les intérêts économiques et politiques qui ont soumis les populations africaines à un système esclavagiste et cruel. de toute cette désagrégation sociale motivée par les intérêts économiques et politiques qui ont soumis les populations africaines à un système esclavagiste et cruel. Nous avons à présent, noirs et blancs, l’opportunité de créer des stratégies de transformation d’une réalité cruelle qui victimise les noirs brésiliens. Il est important d’être conscients que en résolvant cette disparité nous rendrons possible une croissance jamais vue au Brésil, dans laquelle le partage des opportunités touchera tout le monde indépendamment de la race, du genre et de l’origine sociale.

Afrobras – Que pensez vous des différentes actions mises en œuvre par les Universités ?

Matilde Ribeiro – L’immensité du Brésil nous donne la preuve qu’il y a des solutions innovatrices liées aux réalités régionales .Nous devons profiter de ce terrain fertile en contributions qui puissent s’ajouter à l’admission et la permanence d’étudiants noirs dans l’enseignement supérieur. Que ce soit par des cours pré -universitaires, des cours de renforcement pour les universitaires, des bourses d’initiation scientifique, des projets d’interaction avec la communauté noire et quilombola, entre autres. En entrevoyant l’étudiant noir à l’université, nous devons envisager la différence sociale de sa présence, l’élargissement du foyer des recherches académiques dans une perspective ethnique et la valeur globale de retour à la communauté noire plus proche et au collectif, comme un tout. Quand un noir rentre à l’université, il y a un effet pratique significatif de stimulation pour ses proches.