Marseille fête « l’Aïd dans la cité »

A l’occasion de la fête de l’Aïd el Kebir, l’Union des Familles Musulmanes des Bouches du Rhône (UFM13) organise à Marseille « L’Aïd dans la cité ». Jusqu’ au 6 décembre, une série de manifestations culturelles est organisée dans la cité phocéenne. Le groupe de rap originaire de Marseille Psy 4 de la Rime parraine cette cinquième édition qui a, cette année, pour thème « La Méditerranée dans tous ses états ! ».

Concerts, expositions, théâtre, cinéma, ateliers de calligraphie arabe et thé dansant, à la menthe bien sûr ! Voilà les nombreuses réjouissances que la cinquième édition de « l’Aïd dans la cité » propose aux Marseillais et aux Marseillaises depuis le 28 novembre. Pas de panique pour les retardataires, il reste encore deux jours pour sauter dans un train et faire un tour dans la cité phocéenne avant le 6 décembre. Le thème de cette année est « La Méditerranée dans tous ses états ! ». Quoi de plus normal pour une ville comme Marseille ? La cité est « aux portes de la Méditerranée et à 1h seulement du Maghreb », rappelle Nassera Benmarnia, présidente de l’Union des Familles Musulmanes des Bouches du Rhône, l’association qui est à l’origine de l’événement.

Se départir des clichés sur les musulmans pendant l’Aïd

Aucun rivage de « mare nostrum », comme l’appelaient les Anciens, n’est oublié. Du Maroc au Liban, en passant par la Palestine ou l’Egypte, sans oublier la Turquie et l’Algérie – pays dont le célèbre écrivain Yasmina Khadra sera d’ailleurs à l’honneur cette année. Son œuvre, de renommée internationale, porte sur les origines de la barbarie chez les hommes et les causes de l’intolérance. Ce sont justement des thèmes qui intéressent Nassera Benmarnia. Cette « fête à partager » est, selon elle, « le moyen de porter un autre regard sur la communauté musulmane pour se débarrasser des clichés habituels sur les agneaux sacrifiés et tout le sang qui va avec ». Elle rappelle que « les musulmans ne sont pas des sauvages assoiffés de sang mais bien des peuples avec des cultures très riches ». Cette fête est donc l’occasion idéale de les découvrir.

Le succès est déjà au rendez-vous

Le message semble avoir été déjà entendu. Quinze mille personnes se sont rassemblées mercredi au Dôme de Marseille pour la fête de la famille et du partage, les 2500 places du concert d’ouverture sont parties très vite et les cinémas organisent des projections supplémentaires pour « que tout le monde en profite », se réjouit Nassera.

Forte de la réputation que l’association s’est forgée lors des précédentes éditions, elle a reçu cette année le parrainage du groupe de rap Psy 4 de la rime, issu de la prolifique scène hip-hop de Marseille. Influences américaines et pseudos de mafiosi italiens, les quatre compères n’ont pourtant pas oublié leurs origines culturelles. Ils sont bien disposés à faire danser les musulmans de Marseille et tous les autres bien sûr ! Car l’important, comme le dit Nassera, est de « revenir aux racines étymologiques de l’aïd, qui signifie fête, tout simplement ! ».

Consulter le programme:

 L’Aïd dans la cité