Maroc : quand Mohammed VI pointe les déficits

Décidément la rentrée s’annonce chargée au Royaume. Dans tous les cas, le roi du Maroc, Mohammed VI, a tenu un discours clair et précis sur les déficits et les challenges de la rentrée parlementaire. Retour sur les principaux points et chantiers qui seront au cœur de l’actualité du Royaume cette année.

Le souverain a appelé à une forte mobilisation et à une vigilance de tous les instants et des initiatives efficaces au niveau interne et externe pour contrecarrer les ennemis de la Nation, avant de souligner que la question du Sahara n’est pas seulement la responsabilité du Roi mais elle est également la cause de tous et de chacun.

Le souverain a déclaré qu’il incombe au parlement d’élaborer un plan d’action mettant à contribution tous les instruments de travail parlementaires, en laissant de côté les antagonismes entre majorité et opposition.

Gestion des affaires publiques

Le souverain a relevé que le mandat parlementaire et local tient aussi à la volonté de servir les intérêts supérieurs de la nation et de défendre ses justes causes : « La pratique parlementaire est un choix stratégique s’étalant sur un demi-siècle et qui procède de la foi profonde du Maroc et de ses forces vives ». Tout en mettant en avant l’histoire du parlement, le souverain a souligné que « l’évolution du processus institutionnel est en perpétuel renouvellement ».

Ce qui a le plus marqué, les observateurs et journalistes est l’évocation du mandat local : « C’est aux conseils communaux qu’il revient d’assurer la gestion des services de base dont le citoyen a besoin chaque jour ». Ainsi, Mohammed VI redonne à la gestion locale ses lettres de noblesse « Nous attirons l’attention des partis sur la nécessité d’œuvrer pour l’émergence de compétences et d’élites régionales nouvelles, qui soient aptes à prendre en main les affaires publiques locales ».

Avant de conclure par l’exemple de Casablanca « Casablanca est la ville des disparités sociales les plus criantes où se côtoient les catégorie riches et les classes pauvres. C’est la ville des gratte-ciel et des bidonvilles. C’est le centre de la finance et des affaires mais aussi de la misère, du chômage et d’autres maux sans parler des déchets et des ordures qui en ternissent la blancheur et entachent la réputation. »

« La transformation de Casablanca en hub financier international exige des infrastructures et des services de base répondant aux normes mondiales »
Le Roi a rappelé que malgré le fait que le budget du conseil communal de Casablanca dépasse trois ou quatre fois celui de Fès ou Marrakech, il n’en demeure pas moins que les réalisations effectives de ces deux villes en matière de prestations de services de base de qualité sont de loin supérieures à ce qui a été accompli à Casablanca.