Maroc : Hollande est grimé en Hitler par un journal

François Hollande figure à la « Une » du journal marocain « Al Watan Al An » déguisé en Hitler. Un acte totalement assumé par le journal.

L’hebdomadaire marocain Al Watan Al An s’en prend à François Hollande. Apparaissant en « Une » du journal avec une moustache et une croix gammée, le Président français ressemble étrangement à Hitler. Cette Une publiée deux jours après la commémoration de la libération du camp nazi d’Auschwitz, titrée « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans » semble être une véritable provocation à la politique d’Hollande menée à l’égard des citoyens musulmans de France.

Le directeur de publication de l’hebdomadaire marocain Al Watan Al An s’insurge contre l’attitude de la France à l’égard des citoyens musulmans. Ainsi, il a affirmé au magazine Tel Quel que « le gouvernement français n’assure pas la sécurité des citoyens musulmans en France ». Il s’inquiète de la sécurité des musulmans de France surtout depuis les attentats du journal satirique français Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de Vincennes, les 7 et 9 janvier derniers. Car depuis ces attaques meurtrières, plusieurs lieux de cultes musulmans ont été attaqués.

Cette Une, assumée par le directeur de la publication, qui porte atteinte à l’image du Président français est passible de poursuites. C’est du moins ce qu’atteste l’article 52 du code de la presse marocaine qui stipule que « l’offense commise publiquement envers la personne des chefs d’Etats et leur dignité sera punie d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 10 000 à 100 000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement ».

De par cette Une, le directeur de publication de l’hebdomadaire Al Watan Al An entend tirer « une sonnette d’alarme à la classe politique au Maroc et en France ». Une photographie en Une du journal qui ne risque pas de faire retomber les tensions diplomatiques entre la France et le Maroc. Tensions qui se sont par ailleurs accentuées après l’annulation de la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays.