Maroc : la FIDH lutte pour faire régulariser 9000 migrants

Le Maroc, qui constitue une terre d’accueil pour les migrants issus de l’Afrique subsaharienne, régularise depuis 2014 de plus en plus de migrants. Ce qui n’est pas suffisant pour les organisations non gouvernementales qui souhaitent une régularisation de tous les migrants.

Le Maroc tente de faire face à l’afflux massif de migrants subsahariens sur son sol. En 2014, sur 27 000 demandeurs de régularisation, 18 000 migrants ont obtenu des papiers. La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) estime que le gouvernement marocain peut mieux faire en régularisant les 9 000 migrants restants, selon RFI.

La secrétaire générale de la FIDH, Amina Bouayach demande à la Commission marocaine de recours de traiter les dossiers des migrants refusés. En effet, ces migrants ont la possibilité de faire un recours administratif lorsque leur dossier a été rejeté. Le gouvernement marocain précise que « ces dossiers sont en cours d’examen et de finalisation ».

La FIDH accuse le Maroc d’atteintes aux droits des migrants. Elle dénonce des opérations massives d’arrestation comme celle de février où des centaines de personnes ont été évacuées dans le nord-est du pays. Selon le gouvernement, ces arrestations ont été faites afin de « soustraire les migrants qui vivaient dans des conditions inhumaines des mains des réseaux mafieux ».

Le Maroc, frontière des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, où plusieurs migrants tentent chaque jour de regagner l’Europe, est confronté, depuis des années, à cette immigration de masse malgré la construction de grilles le long des frontières avec l’Espagne. Un phénomène que peine à enrayer le royaume chérifien.