Maroc : fin de la grève de la faim des détenus espagnols

Mohammed VI n’oubliera pas de sitôt la grâce récemment accordée à une communauté de détenus espagnols, au nombre de 48, dont un pédophile et un trafiquant de stupéfiants. En ce sens qu’outre la colère de son peuple que cette grâce a engendrée, d’autres détenus espagnols, au nombre de 10, avaient entamé une grève de la faim.

Mohammed VI peut pousser un ouf de soulagement après l’annonce de l’arrêt de la grève de la faim initiée par des détenus espagnols. Ces derniers, non contents de voir certains de leur compatriotes libérés, dont un pédophile qui a abusé de 11 enfants et un autre qui, lui, serait un trafiquant de stupéfiants qui n’aurait pas été jugé au moment de sa libération.

Deux poids deux mesures dans cette affaire de grâce. C’est du moins l’avis des détenus espagnols au Maroc qui étaient sont convaincus que si des pédophiles et des trafiquants de stupéfiants sont libérés, pourquoi pas envisager leur libération, eux à qui on reproche des délits mineurs. Suffisant pour qu’ils entament une grève de la faim pour crier leur courroux. Les 10 détenus espagnols, incarcérés à Tétouan au nord du Maroc, avaient entamé une grève de la faim pour obtenir le transfert dans leur pays d’origine. Après que les autorités espagnoles eurent pris contact avec leur famille, les prisonniers ont mis fin vendredi à leur grève, sans abandonner l’idée de reprendre leur action, si aucune solution n’est trouvée.
Selon le porte-parole du groupe des détenus espagnols, « les autorités espagnoles ont pris contact avec certaines de nos familles. Elles ont promis d’étudier l’affaire et d’accélérer le transfert des prisonniers espagnols », a révélé Liberté, quotidien local d’informations .

Ce mouvement de protestation des prisonniers espagnols au Maroc fait suite à la libération du pédophile espagnol, Daniel Galvan, condamné à 30 ans de réclusion. Daniel Galvan a été par la suite arrêté par les autorités espagnoles. Il croupit encore en prison dans son pays.