Maroc : condamnation de Mounir Regragui pour un poème


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Condamné pour avoir écrit un poème. C’est le triste sort d’un responsable d’Al Adl wal Ishane (AWI), Justice et Bienfaisance, une mouvance islamiste peu tolérée au Maroc.

Un poème peut mener devant le juge au Maroc. Mounir Regragui, membre d’AWI l’a appris à ses dépens. Selon l’un des dirigeants d’AWI, Mounir Regragui a été condamné à Fès pour diffamation en raison du contenu de son poème. Il écope d’un mois de prison avec sursis ainsi que de 60 000 dirhams (5500 euros) d’amende.

« Procès sur la liberté d’expression »

Mounir Regragui avait publié, en 2011, un poème en soutien à sept membres d’AWI accusés par un avocat d’enlèvement et séquestration. Cet avocat, s’indignant contre le poème, particulièrement lorsque Mounir Regragui qualifiait « d’indicateur » des services de sécurité, avait décidé de porter plainte contre lui. Pour le vice-président d’AWI, Fathallah Arsalane, c’est purement « un procès sur la liberté et la création ». Face au verdict de la Cour d’appel, le vice-président d’AWI a d’ores et déjà annoncé que la mouvance qui constitue la défense de Mounir Regragui allait se pourvoir en cassation.

La mouvance islamiste Al Adl wal Ihsane, créé depuis 1973, ne reconnait pas le statut de « commandeur des croyants » au roi Mohammed VI. Ce qui crée d’importantes divergences avec le pouvoir en place au Maroc, particulièrement avec le parti islamiste Justice et développement (PJD) du Premier ministre Abdelilah Benkirane.

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