Maroc : ce que l’on sait de la mort du pilote de la gendarmerie royale


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Crash d'un hélicoptère
Crash d'un hélicoptère (Illustration)

Un pilote de la gendarmerie royale marocaine a perdu la vie, lors du crash de son avion. Il participait à une mission de surveillance d’un incendie de forêt dans la région de Skhirat-Témara. Le feu, qui s’était déclaré en fin d’après-midi dans la forêt de la Maâmora, a mobilisé d’importants moyens de lutte. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

Un grave accident aérien s’est produit jeudi en fin d’après-midi dans la préfecture de Skhirat-Témara, au Maroc. Un appareil de la gendarmerie royale engagé dans une opération de surveillance d’un incendie de forêt s’est écrasé au cours de sa mission. Le pilote, seul à bord de l’avion, a trouvé la mort. Le sinistre s’était déclaré dans la forêt de la Maâmora, l’un des plus vastes massifs forestiers du royaume chérifien.

Un incendie déclaré en fin d’après-midi

Selon les premiers éléments disponibles, le feu s’est déclaré aux alentours de 17h10 dans la forêt de la Maâmora. Les flammes ont rapidement mobilisé les services de secours et les équipes spécialisées dans la lutte contre les incendies de végétation. Les opérations ont nécessité l’engagement de moyens terrestres et aériens afin de contenir la propagation du feu.

Au terme de l’intervention, environ trois hectares de végétation avaient été détruits par les flammes. Dans le cadre du dispositif de lutte contre l’incendie, la Gendarmerie royale avait déployé un avion léger chargé d’assurer une mission d’observation et d’exploration de la zone sinistrée. L’appareil participait à la coordination des opérations aériennes au-dessus du massif forestier.

Aucune communication sur l’identité du pilote

Peu après son engagement, l’aéronef s’est écrasé au sol. L’accident serait survenu vers 17h30, soit une vingtaine de minutes après le déclenchement de l’incendie. Des habitants de Témara ont filmé et photographié la scène, relayant rapidement les images de l’accident sur les réseaux sociaux. Le crash a coûté la vie au commandant de bord, membre de la gendarmerie royale.

Les autorités ont confirmé son décès sans communiquer, dans l’immédiat, davantage d’informations sur son identité. L’appareil accidenté portait l’immatriculation « CN-AZV ». Il s’agit d’un avion léger à turbopropulseur dérivé du modèle Air Tractor, utilisé au Maroc pour des missions spécialisées, notamment la surveillance des incendies de forêt. Ce type d’aéronef est régulièrement mobilisé durant la saison estivale pour repérer les départs de feu et orienter les équipes engagées au sol.

Une enquête ouverte sur les circonstances du crash

Les circonstances exactes de l’accident n’ont pas encore été précisées. L’Agence nationale des eaux et forêts n’a publié, dans l’immédiat, aucun élément détaillé sur les causes du crash. Comme le prévoit la procédure en matière d’accidents aériens, une enquête devrait permettre de déterminer les facteurs ayant conduit à la chute de l’appareil. Les investigations porteront notamment sur l’état technique de l’avion, les conditions opérationnelles de la mission ainsi que les éventuels facteurs environnementaux présents au moment de l’accident.

Ce drame intervient quelques semaines après un autre accident aérien survenu le 19 juin 2026 aux abords de l’aéroport Chérif Al Idrissi d’Al Hoceïma. Un avion léger effectuant une liaison vers Casablanca s’était écrasé peu après son décollage. Les deux occupants de nationalité française, le pilote et sa passagère, avaient succombé à leurs blessures après leur évacuation vers l’hôpital provincial Mohammed VI d’Al Hoceïma.

Un appareil en provenance de Montpellier

Les enquêteurs avaient engagé des expertises techniques afin d’examiner plusieurs hypothèses, notamment une défaillance mécanique, une erreur de pilotage ou un facteur extérieur. Selon les informations communiquées, l’appareil provenait de Montpellier et avait effectué une escale technique à Al Hoceïma pour un ravitaillement en carburant avant de reprendre sa route vers Tit Mellil.

Quelques minutes après le décollage, l’avion avait perdu rapidement de l’altitude avant de s’écraser à proximité de la clôture de l’aéroport. À la suite de l’accident, un important dispositif composé de la gendarmerie royale, de la protection civile et des services de sécurité avait sécurisé le périmètre afin de permettre les premières constatations techniques et la collecte des éléments nécessaires à l’enquête.

Malick Hamid
Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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