Marimbalafon : Pour tout savoir sur le balafon et ses cousins


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Des enfants burkinabé lors d'un spectacle
Des enfants burkinabé lors d'un spectacle

Vous êtes connaisseur et vous recherchez une information sur le balafon et les xylophones en général, Marimbalafon s’adresse à vous ! Vous y trouverez toute la documentation, en anglais et en français, ainsi que la musique que vous aimez. Quant à vous néophyte, vous apprendrez à tâtons à faire connaissance avec cet instrument légendaire du continent africain.

Amoureux des balafons, marimbas et autres membres de la famille des xylophones, vous saurez désormais où nourrir votre passion. Marimbalafon.com est en effet le site qu’il vous faudra ajouter à vos favoris car il se veut « la référence » en la matière. Cependant Marimbalafon est plus qu’un site bilingue français-anglais, c’est également une association dont la vocation est la promotion du balafon et de ses nombreux cousins du continent, dans un premier temps, et d’ailleurs. Marimbalafon est l’expression et la matérialisation de la passion d’un cadre sénégalais, Mamadou Kolade, président de l’association éponyme. Une passion qu’il nourrit « depuis sa tendre enfance » pour le balafon de l’ethnie Balant (Sénégal et Guinée-Bissau) dont il joue lui-même. En d’autres termes, Marimbalafon, c’est tout pour le balafon. De la promotion des instruments, eux-mêmes, à celle des artistes en passant par l’initiation à la pratique et à la fabrication de cet instrument. Les couleurs châtoyantes du site et sa simplicité sont une invite supplémentaire.

Le balafon, la « passion obsessionnelle » de Mamadou Kolade

Le balafon est un xylophone, que l’on retrouve en Afrique de l’Ouest, constitué de lames de bois de tailles différentes posées sur des calebasses que l’on joue à l’aide de mailloches. Le marimba, que l’on trouve en Afrique australe, est son cousin. Mais avant d’aller plus loin, un petit récit s’impose sur cet instrument dont la dénomination indique les circonstances de sa vulgarisation. La Légende du Sosso Bala [[ ‘Bala’ signifie instrument en bambara]], l’instrument du Sosso, dit que Soumangourou Kanté, le très mystique roi du Sosso, découvre, lors d’une escapade, grâce aux génies avec lesquels il est en contact un magnifique instrument. A son retour de promenade, il s’attache à le reproduire et le garde jalousement pour lui. Puis, au cours d’une des nombreuses batailles que mène ce guerrier infatigable, il fait prisonnier Diakouma Doua, le griot et ami de Soundiata Keita (Empire du Mali). C’est ce dernier, qui au mépris de sa vie, fera découvrir l’instrument au monde.

Le griot brave l’interdiction du roi de ne pas le toucher alors que ce dernier est parti chasser. Le souverain entend alors le son du balafon et revient précipitamment au palais pour surprendre le malheureux prisonnier. Pour sauver sa vie, il improvise une mélodie qui charme Kanté. Alors que le griot s’interrompt, le roi lui demande alors de poursuivre en lui disant en bambara : « bala fo sa ké ». Ce qui signifie : « continue donc de jouer de l’instrument ». Diakouma Doua se rebaptise dès lors Bala Fasséké, le joueur de balafon [‘Fon’ vient du terme jouer en bambara]]. Plus tard, Soundiata Keita, victorieux de Kanté, lui confiera la gestion de l’instrument qui se transmet depuis cette époque de génération en génération. Cette petite histoire n’est malheureusement pas sur le site de Marimbalafon, elle a été dénichée sur [Donaba.net. Et c’est là, la seule véritable critique que l’on fera à Marimbalafon : il manque véritablement une petite histoire du balafon (directement acessible car vous pouvez la retrouver dans le fonds documentaire du site) et de ses déclinaisons.

Sur les traces du balafon

Car autrement ce site est une véritable mine d’informations. Plusieurs ouvrages et études sur le xylophone sont référencés et quelques documents sont à portée de clic. Cependant, soit vous savez ce que vous cherchez, soit vous procédez par tâtonnement. Les néophytes auront recours à la deuxième méthode. Il en est de même pour retrouver les artistes. Mais dans ce cas, la manœuvre est plus simple, des titres sont proposés en écoute. Ce qui vous permettra de vous familiariser avec les grands noms du balafon dont vous pouvez acquérir en ligne les œuvres. A noter que la médiathèque de Marimbalafon est aussi très bien fournie.

Et puis, vous les amateurs, si vous êtes vraiment perdus, une magnifique carte d’Afrique a été mise à votre disposition pour aller à la rencontre du balafon sous ses formes les plus diverses à travers le continent. Ainsi, pour chaque pays sur lequel vous cliquerez, apparaît une petite fiche qui vous indique les balafons qu’on y retrouve et dans quels groupes ethniques. Petit plus : des artistes du pays sont également mentionnés. Ces fiches sont véritablement fort sympathiques pour tous ceux qui n’y connaissent rien. Tout comme l’ensemble du site. Et à la limite, le signet ‘Recherche cartographique’ qui se situe tout en haut de la page d’accueil constitue une bonne entrée en matière pour mieux apprécier le site. Sur ce, bonne promenade virtuelle à la découverte des balafons, marimbas et xylophones sur Marimbalafon.

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