Marikana : les familles des victimes poursuivent le gouvernement de Jacob Zuma en justice

Les familles des 44 victimes du massacre de Marikana en Afrique du Sud ont porté plainte contre le gouvernement de Jacob Zuma. Elles réclament une indemnisation de la part de l’entreprise minière britannique, Lonmin

Les familles de 44 mineurs tués lors du massacre de Marikana, en 2012, ont porté plainte contre le ministre sud-africain de l’Intérieur. La plainte, soutenue par l’Institut sud-africain des Droits Socioéconomiques et le Centre des Ressources juridiques, a été déposée à Pretoria, ce mardi 11 août 2015.

Les plaignants exigent un pardon de la part du ministère de l’Intérieur et une compensation financière pour la perte de soutien financier par les familles des victimes, pour le chagrin infligé aux familles, le choc émotionnel et des dépenses médicales résultant de traitement psychologique et psychiatrique.

Selon Catherine Hardy, avocate de l’Institut et représentante des parents des victimes, « les familles se battent pour survivre sans les revenues des victimes », a-t-elle martelé. Selon l’Institut, les familles sont déçues par le rapport de Marikana publié en juin. Elles dénoncent également le fait que les preuves fournies par les mineurs à la commission d’enquête aient été largement ignorées.

Les familles estiment que le rapport s’est trop focalisé sur les témoignages de la police qui avait décrit les mineurs de « violents ». Bien que l’entreprise minière britannique, Lonmin, ait recruté 37 veuves pour apaiser les tensions, Catherine Hardy déclare que les familles ne décolèrent pas, car elles n’ont toujours pas été indemnisées. Pour Catherine Hardy, le fait que Lonmin prenne en charge les frais scolaires des enfants des victimes ne suffit pas.

Rappelons que ce dernier procès contre le ministère de l’Intérieur fait partie d’une longue saga entre les familles des victimes de Marikana et le gouvernement sud-africain. La publication d’un rapport, en juin dernier, a été fait par le Président Jacob Zuma sur ordre de la Haute Cour de Justice. Selon les médias sud-africains, Jacob Zuma était en possession de ce rapport depuis mai.