Mali : un soldat français mort dans une attaque suicide


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Un sous-officier français est décédé lundi au nord du Mali alors qu’il participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat. Il a été victime d’une attaque suicide.

Son décès porte à neuf le nombre de soldat français morts depuis le début de l’intervention française pour chasser les groupes armés du nord-Mali. L’adjudant-chef Dejvid Nikolic, 45 ans, du 1er régiment étranger de Génie de Laudun-l’Ardoise (Gard), est mort lundi. Né en Serbie et naturalisé français, il est décédé alors qu’il participait à une opération de reconnaissance dans la région d’Al Moustarat, à une centaine de kilomètres de Gao. Il s’agit du premier soldat français mort dans une attaque suicide.

Selon le ministère de la Défense, un véhicule piégé a attaqué des éléments de la force française engagés dans une opération de contrôle d’une zone située à une centaine de kilomètres au nord de Gao. L’attaque a été portée contre des véhicules blindés installés en surveillance dans le secteur d’Al Moustarat. Sept militaires ont été blessés par l’explosion, dont trois grièvement, a précisé le ministère de la Défense.

Tension toujours vive au nord-Mali

Dans un communiqué de l’Elysée, le président français François Hollande a exprimé sa « profonde tristesse face à l’annonce de ce décès », rappelant que les « soldats français sont engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations Unies. Ils accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes ». Le chef de l’Etat a également adressé ses condoléances à la famille et aux proches du sous-officier.

La tension est toujours de mise dans le nord-Mali. Paris a certes mis un terme à l’opération Serval pour la remplacer par l’opération Barkhane, qui a pour but de lutter contre le terrorisme dans le Sahel, mais ce n’est un secret de polichinelle pour personne: le nord ne s’est pas débarrassé totalement de ses ennemis d’hier. Bien qu’ils aient été chassés, les groupes terroristes rodent toujours autour de la région.

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