Mali : organisation d’une « concertation nationale » pour la transition


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Un comité technique aurait été créé le 15 août dernier dans la perspective de l’organisation d’une « concertation nationale », sur décision du Premier ministre Cheick Modibo Diarra. Le but de cette réunion n’est pas de prendre des décisions mais plutôt de réfléchir au devenir de la transition mise en place après le putsch du 22 mars dernier.

Aucune date n’a encore été communiquée pour la tenue de cette réunion. D’après l’AFP, un comité technique « chargé de l’élaboration des termes de références de la concertation nationale pour la conduite de la transition » a été créé le 15 août dernier. Cette nouvelle survient au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement, dont la priorité est, entre autres, de rétablir la situation politique au Nord du pays.

L’idée serait, selon un proche du chef du gouvernement, de « baliser la transition » mise en place après le coup d’Etat du 22 mars dernier et le départ de l’ex chef d’Etat, Amadou Toumani Touré. Mais il ne s’agirait en aucun cas de prendre des décisions. Pour ce responsable, en effet, cette « concertation nationale », encadrée par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, devrait davantage s’apparenter à un temps de réflexion : « Ces journées de concertation ne seront pas du tout une conférence nationale souveraine. Elles ne vont pas durer plus de 48 heures et ne remettront pas du tout en cause les acquis ».

Un comité présidé par la Copam

Le comité technique, quant à lui, devrait être composé de 7 personnes. Il serait présidé par un membre de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam, pro-putsch) et compter des représentants du Haut conseil islamique du Mali mais aussi d’une coalition soutenant l’ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta. Un membre d’une organisation féminine, un militaire et un expert feraient également partie de ce comité.

Le Mali s’est doté ce lundi d’un nouveau gouvernement dont les priorités seront notamment de rétablir la paix dans le Nord du pays (aux mains des islamistes) et d’organiser des élections démocratiques. Celui-ci devra également faire face au possible déploiement dans le pays d’une armée de 3 000 hommes, dans le cadre d’un accord avec la Cedeao, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, qui œuvre pour aider Bamako à sortir de la crise politique.

De leur côté, les mouvances islamistes du Nord devraient se réunir avant fin août pour se préparer à une éventuelle intervention de l’armée.

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