Mali : les rebelles touareg et le gouvernement ont signé l’arrêt des hostilités

Les autorités maliennes et les représentants des groupes rebelles touaregs du Mali ont abouti lundi, à Alger, à la signature d’un accord de cessez-le-feu dans le nord du pays.

Les représentants du gouvernement malien et ceux de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, représentant les principaux groupes rebelles touareg, sont parvenus lundi à un accord sur l’arrêt des hostilités dans le nord du Mali. Ils avaient entamé leurs pourparlers vendredi dernier à Alger.

Le problème des refugiés et des prisonniers que les deux belligérants détiennent est en passe d’être résolu, ont indiqué le ministre malien de l’Administration territoriale, le général Kafougouna Koné, et le représentant de l’Alliance démocratique, M. Mohamed Aghrib, lors d’un point de presse tenu conjointement. Ils ont également reconnu les efforts de l’Algérie dans sa médiation en vue d’une solution globale. De même, les efforts de l’ambassadeur de l’Algérie au Mali, M. Abdelkrim Ghrieb, ont été salués par les deux parties signataires.

Des pourparlers prévus en août

L’Algérie, qui en est à son énième médiation dans ce conflit, s’est elle aussi félicitée de cette issue, de nature à rétablir la paix et la sécurité dans la région de Kidal dont les populations souffrent le martyre depuis quelques années.

Un comité de suivi, composé d’environ 200 membres représentant les deux parties en conflit, a été mis en place pour veiller à l’application de ces accords.

L’intégration économique de la région que ne cessent de réclamer les touareg du nord du Mali sera sur la table des négociations lors des prochains pourparlers prévus le mois prochain. Dans cette optique, le représentant du gouvernement malien a réitéré l’engagement de l’Etat malien à agir suivant les accords d’Alger signés en 2006.