Mali : les bailleurs de fonds calment le jeu sur l’avion présidentiel

Les bailleurs de fonds ont tenu à calmer le jeu, ce jeudi, au sujet de la polémique qui a entouré l’acquisition par le président de la République malienne d’un avion d’un coût situé entre 17 et 20 milliards de francs CFA. Les institutions qui se sont engagées à prêter de l’argent au Mali lors de la conférence de Bruxelles se réunissaient à nouveau à Bamako pour faire un premier bilan.

Le climat est à l’apaisement au sujet de l’achat d’un avion par la Présidence malienne, d’un coût situé entre 17 et 20 milliards de FCFA (près de 30 millions d’euros). Alors que le Fonds monétaire international avait vivement critiqué cette acquisition, les institutions qui prêtent de l’argent au Mali pour sa reconstruction ont tenu à calmer le jeu. Leurs représentants se sont réunis ce jeudi pour effectuer le suivi de la conférence « Ensemble pour le renouveau du Mali », rassemblant les donateurs à Bruxelles, il y a un an.

Les autres bailleurs du Mali ont contredit les informations sorties dans la presse locale qui indiquaient qu’il avait été demandé au Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, de revendre cette avion. L’achat de cet avion présidentiel avait provoqué l’ire de l’opposition et des critiques du FMI. « Le Mali a le droit d’acheter un avion, c’est une question de souveraineté », a déclaré le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs, rapporte RFI.

L’Union Européenne n’a pas tenu à entrer dans la polémique et s’est déclarée « satisfaite des explications données, ce jeudi, par le Mali ». La polémique avait enflé, alors que le Président IBK avait déclaré que l’avion avait coûté 17 milliards de FCFA quand le Premier ministre Moussa Mara annonçait la somme de 20 milliards de FCFA. Le nouvel avion se doit de remplacer l’ancien appareil dont l’acquisition avait été faite il y a 34 ans.