Mali : la Suisse exige la libération de Béatrice Stockly enlevée par AQMI

La Suisse a exigé, ce mercredi, la libération sans condition de sa ressortissante Béatrice Stockly enlevée au Mali.

La Suisse a exigé, ce mercredi 27 janvier 2015, la libération sans condition de sa ressortissante Béatrice Stockly, qui serait aux mains d’une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Cette dernière a été enlevée, début janvier, à Tombouctou, au Mali.

Selon l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, dans une vidéo, « l’Emirat du Sahara », une branche d’AQMI, affirme avoir enlevé Béatrice Stockly à Tombouctou, au nord du Mali, dans la nuit du 7 au 8 janvier. L’agence mauritanienne a en outre ajouté qu’en contrepartie de la libération de l’otage, le groupe djihadiste exige « la remise en liberté d’un certain nombre de ses combattants en prison au Mali et d’un de ses dirigeants, Abou Tourab, détenu à la Cour pénale internationale.

Un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères, a indiqué que « la Suisse demande la libération sans condition de la personne enlevée ». Rappelant que depuis le 1er décembre 2009, les voyages au Mali sont déconseillés aux ressortissants suisses en raison du risque élevé d’enlèvement, le ministère suisse, qui a mis en place une cellule de crise dès l’enlèvement, a indiqué être en contact avec les proches de Mme Stockly et avec les autorités maliennes.

Béatrice Stockly avait déjà été enlevée une première fois en 2012. Elle avait été libérée au bout d’une dizaine de jours de captivité par le groupe jihadiste Ansar Dine, qui contrôlait alors Tombouctou. Les mises en garde du gouvernement suisse ne l’ont pas empêchée d’y retourner s’y installer en janvier 2013, lorsque les djihadistes en ont été chassés.