Mali : la rébellion signe l’accord de paix à son tour

L’accord de paix déjà entériné par le gouvernement malien et la médiation internationale a été signé, ce samedi, par un représentant de la rébellion à dominante touarègue du nord du Mali.

Ouf de soulagement ! L’accord de paix déjà entériné par le gouvernement malien et la médiation internationale a été signé, ce samedi 20 juin 2015, par un représentant de la rébellion à dominante touarègue du nord du Mali.

C’est au nom de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) que l’accord a été signé par Sidi Brahim Ould Sidati, un dirigeant du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). Ould Sidati a apposé sa signature après celles figurant déjà sur l’accord, depuis la cérémonie du 15 mai 2015. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président malien Ibrahim Boubacar Keïta et de Mongi Hamdi, chef de la Mission de l’ONU.

L’accord, qui vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, a été salué par le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui a piloté la médiation internationale dans ces pourparlers.
La France et les Etats-Unis étaient représentés par des responsables de leur diplomatie.

La médiation algérienne avait organisé une rencontre, le 15 mai dernier, à Bamako, avec les groupes rebelles n’ayant pas encore signé l’accord de paix fixé à Alger. Mais tout était tombé à l’eau. Seuls le gouvernement du Mali, les groupes rebelles du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) dissident, la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) avaient paraphé l’accord.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui regroupe le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), avaient refusé d’apposer leur signature, demandant une pause pour pouvoir en avertir leurs militants. Ce samedi, c’est chose faite. L’accord a été enfin signé, ouvrant une nouvelle ère au mali qui pourra commencer à penser ses blessures sans doute béantes, œuvre d’une longue et âpre crise.