Mali : la junte appelle à l’aide

Alors que les rebelles touaregs poursuivent leur progression dans le Nord Mali, le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte, appelle les pays amis du Mali à lui venir en aide.

Après la prise de Kidal, les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et d’Ançar Dine (groupe touareg islamiste qui souhaite instaurer la charia) poursuivent leur progression vers Tombouctou et Gao. La junte malienne semble désemparé, alors qu’elle a prise le pouvoir sous prétexte de mener une politique militaire plus agressive envers la rébellion, elle se retrouve aujourd’hui acculée. Le capitaine Amadou Haya Sanogo, homme fort de la junte a appelé ses voisins à l’aide : « Les rebelles continuent à agresser notre pays et terroriser nos populations (…). La situation est à cette heure critique, notre armée a besoin du soutien des amis du Mali pour sauver les populations civiles et sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali », rapporte Jeune Afrique.

Le capitaine Amadou Haya Sanogo s’est ensuite excusé pour la manifestation spontanée qui a empêché l’atterrissage de la délégation de six chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), conduite par son président en exercice l’Ivoirien Alassane Ouattara. Attendue jeudi à Bamako pour rencontrer la junte, la mission a été annulée,à la suite d’une manifestation à l’aéroport. Alassane Ouattara, son homologue burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la crise malienne, et le Président béninois Boni Yayi, ont rebroussé chemin. Une « réunion d’urgence » s’est tenue à Abidjan, sans que l’on en connaisse encore les conclusions.

Il faut noter la présence prochaine au Sénégal, d’Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères. Il sera à Dakar en compagnie de nombreuses personnalités africaine ce lundi 2 avril pour l’investiture de Macky Sall. Nul doute que la question malienne y sera abordée en priorité.

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