Mali : Ibrahim Boubacar Keïta annonce sa démission et la dissolution du Parlement

IBK

Dans une déclaration à la télévision nationale, Ibrahim Boubacar Keïta «IBK» a annoncé, ce 19 août, sa démission, celle du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée nationale depuis le camp militaire de Kati. Le Président malien victime d’un putsch, s’est exprimé tard dans la nuit sur les antennes de la télévision nationale.

« Chers compatriotes, Maliennes et Maliens, soldats, sous-officiers, officiers, officiers supérieurs, officiers généraux de l’armée malienne. Pendant 7 ans, j’ai eu le bonheur et la joie, d’essayer de redresser ce pays. Du mieux de mes efforts, car dès l’abord, dès ma première mission de chef de gouvernement de ce pays. Je me suis convaincu de l’effort fabuleux qu’il fallait mettre en œuvre pour redonner corps et vie à l’armée malienne. D’où cette idée de la programmation et d’orientation militaire. Ce compagnonnage avec les forces armées n’a jamais cessé, même aujourd’hui il ne cessera pas », a-t-il déclaré.

« Je pense qu’à chaque moment sa vérité, si aujourd’hui après des semaines de turbulences, de manifestations diverses, ponctuées hélas par des victimes, devant lesquels je m’incline, que je ne jamais souhaité. Chacun dans ce pays le sait, pourquoi j’avais toujours mis en garde. Dès qu’on est dans la rue, on ne sait jamais ce qu’il peut en résulter. Le bien ou le pire, hélas le pire en a résulté », regrette Ibrahim Boubacar Keïta «IBK».

« Si aujourd’hui il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? Me soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires. Comme quoi, je voudrais à ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection pour lui dire ma décision de quitter mes fonctions. Toutes mes fonctions à partir de ce moment et avec toutes les conséquences de droit, la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement. Qu’Allah, aide et bénisse le Mali, je n’éprouve aucune haine vis-à-vis de personne. Mon amour pour mon pays ne me le permet pas. Que Dieu nous sauve. Merci !», a-t-il ajouté.