Malawi, l’opposition persiste et signe : la présidente de la Commission électorale doit partir

Jane Ansah

L’opposition continue de réclamer la démission de la présidente de la Commission électorale du Malawi (MEC). Elle l’a une fois de plus fait savoir, ce mardi, en appelant ses militants à manifester vendredi prochain pour exiger cette démission.

On se souvient que quelques jours après l’annulation de l’élection présidentielle de mai 2019 par la Cour constitutionnelle malawite en février dernier, l’opposition avait fortement manifesté pour exiger le départ de Jane Ansah, présidente de la Commission électorale (MEC). A l’occasion, les manifestants avaient promis de ne pas s’arrêter tant que Jane Ansah n’aurait pas déposé le tablier.

Ils sont donc revenus à la charge ce mardi, tout juste au lendemain de l’annonce par la MEC de la date du nouveau scrutin présidentiel prévu pour le 2 juillet 2020. « Il a été prouvé au tribunal et au Parlement que la commission actuelle n’avait pas la légitimité et la compétence pour organiser les élections », ont souligné les deux principaux partis de l’opposition, le Parti du congrès du Malawi (MCP) de Lazarus Chakwera et le Mouvement uni pour la transformation (UTM) de Saulos Chilima. Pour l’opposition, « il est extrêmement décevant et triste que Jane Ansah dirige la commission pour l’organisation des prochaines élections ». C’est pourquoi elle n’entend pas se laisser faire et compte user de tous les moyens en son pouvoir pour obtenir la démission de la présidente de la commission électorale, et avec elle, celle de toute son équipe.

Ainsi, l’opposition appelle ses militants à se mettre en grève vendredi prochain. Etant donné qu’à cause du Coronavirus qui sévit – même si le pays n’a pas encore enregistré de cas – aucune manifestation de rue ne peut être organisée, les rassemblements de plus de 100 personnes étant interdits, il a été décidé de faire « du 27 mars 2020, un jour de rage ». La consigne, c’est que les partisans de l’opposition refusent de se rendre sur leur lieu de travail ce vendredi.

L’ultime recours pour obtenir le remplacement de Jane Ansah jugée trop favorable au Président Peter Mutharika, c’est la justice que l’opposition a prévu de saisir au besoin.