Madagascar : Sébastien, le Français brûlé vif, était accusé de pédophilie

La Grande Île a été le théâtre, jeudi dernier, d’un crime. Trois hommes, dont un Français et un Franco-italien ont été brûlés vifs. On en sait un peu plus sur le Français tué à Nosy Be. Il s’agit de Sébastien Judalet, âgé de 38 ans qui vivait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et travaillait comme chauffeur de bus à la RATP. Le Français était accusé de pédophilie.

Jeudi dernier, trois hommes, dont un Français et un Franco-italien ont été brûlés vifs à Nosy Be, à Madagascar. Selon des information On en sait un peu plus sur le Français tué à Nosy Be. Il s’agit de Sébastien Judalet, âgé de 38 ans qui vivait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) et travaillait comme chauffeur de bus à la RATP, est l’un des trois hommes à avoir été atrocement lynchés et brûlés jeudi dernier à Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar, par une foule d’habitants en furie.

Selon des informations publiées par l’AFP, avant leur lynchage, Sébastien Judalet et Roberto Gianfala ont été interrogés par la population au cours d’un semblant de procès. Dans un enregistrement audio datant de cet interrogatoire, transmis à une journaliste de l’AFP par un témoin, Sébastien Judalet s’adressait à l’une de ses accusatrices : « Je n’ai rien enterré madame. Je suis innocent, c’est un complot contre moi ». Sauf que d’autres soupçons pesaient sur le Français de 38 ans.

Accusé de pédophilie

Madagascar en général, Nosy Be en particulier est connu pour être un haut lieu du tourisme sexuel. L’île du nord attire chaque année des milliers de touristes qui profitent de l’afflux d’enfants et d’adolescents en quête d’un revenu. Des soupçons de pédophilie pèsent cependant sur Stéphane Judalet. C’est entre autre ce que lui a reproché la foule lors du simulacre de procès qui a eu lieu avant son exécution. Soupçonné d’être lié au meurtre d’un enfant de huit ans, Stéphane Judalet s’est défendu dans un enregistrement détenu par Le Parisien. « Je n’aime pas les enfants, surtout pas, et je n’aime pas les personnes qui ont des rapports sexuels avec les enfants », s’est défendu le Français avant de fondre en larmes en évoquant sa fille de 11 ans. « Je n’aimerais pas qu’on lui fasse ça », a-t-il assuré à ses accusateurs.

Celui que ses voisins présentent comme un « garçon normal » et un « monsieur gentil » va cependant laisser sa vie à Madagascar. Arrivé le 15 septembre, muni d’un visa de tourisme de deux mois, Sébastien Judalet a été brûlé vif le 3 octobre par une foule de plus de 300 personnes .