Madagascar : Lalao Ravalomanana, candidate à l’élection présidentielle

A Madagascar, c’est la femme de l’ancien chef d’Etat malgache, Lalao Ravalomanana qui va se présenter à la prochaine élection présidentielle. Celle-ci a été désignée par son mari et une vingtaine de leaders de son parti au cours d’une réunion tenue en Afrique du Sud ce week-end. Une candidature qui pose problème…

Cette réunion en Afrique du Sud a été positive pour le clan Ravalomanana dont l’ancien président Marc Ravalomanana a été déchu de ses pouvoirs en mars 2009 à Madagascar. Trois importantes décisions y ont été prises. L’éventuel boycott abandonné, c’est bel et bien le parti de l’ancien président, Tiako i Madagasikara, qui participera à l’élection présidentielle de juillet 2013.

Et pour représenter ce parti à la présidentielle, ce n’est autre que la femme de l’ex-président malgache Lalao Ravalomanana qui a été choisie, rapporte RFI. Ce choix s’explique par le fait qu’étant la femme de l’ancien président, elle pourra mettre en œuvre les stratégies permettant d’atteindre les objectifs de développement conçu par son mari.

Problèmes soulevés

Suite à sa destitution du pouvoir, Marc Ravalomanana et sa famille ont été contraints à quitter le sol malgache. Mais pour pouvoir se présenter comme candidat à l’élection présidentielle, la loi est claire : il faut résider à Madagascar depuis au moins six mois avant la clôture du dépôt des candidatures.

Après autorisation du pouvoir de transition, Madame Ravalomanana est rentrée au pays pour rendre visite à sa mère souffrante. Sa présence à Madagascar ne stipulait aucunement un caractère politique et n’est pas supérieure ou égale à six mois. Lalao Ravalomanana n’est présente sur la Grande Ile que depuis un mois.

« Nous prenons un risque », reconnaît l’un des leaders du parti que RFI a joint par téléphone. « Mais nous avons fait de nombreuses concessions ». Dans ce cadre un peu tendu, Marc Ravalomanana décide de ne pas rentrer au pays pour apaiser les tensions et aussi, laisser à sa femme des chances de pouvoir poursuivre sa campagne; déjà controversée et contestée.