Lutte contre le travail des enfants mineurs : Nestlé investit 45,13 millions de dollars par an

Mardi 10 décembre 2019, la société Nestlé a déclaré faire annuellement un investissement de 45,13 millions de dollars pour son approvisionnement en cacao et pour lutter contre le travail des mineures en Afrique de l’Ouest, annonce Reuters.

Sur les 10 dernières années, la compagnie a dépensé près de 223 millions de dollars pour lutter contre la déforestation du cacao et le travail des enfants. Avant 2015, la firme visait un ravitaillement 100% durable en cacao pour ses confiseries. Aujourd’hui, le mécanisme de remédiation et de surveillance du travail des mineurs de Nestlé (CLMRS) couvre 57% du cacao produit en Afrique de l’Ouest et importé par la société.

Le directeur exécutif de l’ICI (International Cocoa Initiative), Nick Weatherill, a déclaré qu’il est très fier de l’engagement pris par Nestlé. Cependant, passer d’une couverture de 15% à 100%, sur une période de 5 ans, c’est un grand défi à relever, a-t-il reconnu. Selon lui,  l’enjeu de cette problématique est beaucoup plus grand et un projet de lutte contre la pauvreté des producteurs agricoles devrait être élaboré. Les chefs de gouvernements devraient aussi s’allier à cette cause, a-t-il ajouté.

La Côte d’Ivoire engagée dans la lutte

Il convient, toutefois, de souligner que des initiatives similaires ne manquent pas en Afrique de l’Ouest. En juin 2019, la Côte d’Ivoire avait lancé son 3e plan de lutte contre le travail des mineurs qui couvrira la période 2019-2021. La Côte d’Ivoire est, en effet, le meilleur producteur de fèves à l’échelle mondiale.

A l’occasion du lancement de ce plan d’action, la première dame de la Côte d’Ivoire et responsable du comité national de surveillance contre le travail et la traite des mineurs, Dominique Ouattara, s’est fixée un objectif en partenariat avec la fondation Childreen Africa : exhorter tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la traite et le travail des enfants à travailler de façon concertée pour éradiquer, ensemble, cette pratique de la Côte d’Ivoire, d’ici l’année 2025.