Lutte contre la corruption : Madagascar, beaucoup de progrès restent à faire


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Andry Rajoelina
Andry Rajoelina

2019 n’a pas du tout été une bonne année pour Madagascar en matière de lutte contre la corruption. Le score donné par Transparency International sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) pour Madagascar pour l’année 2019 est de 24/100. La Grande Île a ainsi reculé d’un point par rapport à 2018.

La note de Madagascar est très inférieure à la moyenne du continent africain de 32/100. Le pays se place 158/180 pays. Les responsables de Transparency International-Initiative Madagascar ou TI-IM estiment que ce score est le pire réalisé par le pays depuis 2012.

La corruption est encore une gangrène qui nuit à la société malagasy, et ce, malgré que l’Etat s’est engagé à n’accorder aucune tolérance dans la lutte contre la corruption. Selon toujours le TI-IM, la raison de ce score désastreux est le manque d’intégrité politique ainsi que le manque de transparence et de redevabilité de l’Etat. Parmi les faits marquants engendrant ces manques, on peut citer le non-plafonnement des fonds de campagne, la non-transparence des sources de financement de l’Etat, la grande influence de certains opérateurs économiques privés sur les dirigeants, la non-publication des déclarations de patrimoine de tous les élus sur le territoire malagasy ainsi que la protection politique accordée aux corrompus issue d’un copinage malsain de certains haut dirigeants.

Pour le cas de Madagascar, le TI-IM préconise la mise en place et le renforcement d’un système de redevabilité de l’état. L’organisme avance également, comme solution, la réglementation et le contrôle des financements politiques surtout lors des élections. Une protection des personnes et des entités qui dénoncent les actes de corruption est également à envisager si Madagascar veut avancer dans la lutte contre cette gangrène, qui non seulement ternit l’image du pays, mais le plonge dans une situation faisant du tort à son développement.

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